Quelques nouvelles de ma vie trépidanteuh

C’est tellement peu intéressant que bon, je me tâte à donner des nouvelles, mais avec la Reine qui n’arrête pas de poster, je perds tous mes followers et ça craint, à ce rythme là les marketeurs vont vite arrêter de m’envoyer plein de cadeaux (enfin quand ils auront commencé déjà).

L’inactivité (enfin si on peut dire, vu que je déménage et tout un tas d’autres choses passionnantes à côté) me rend complètement dingue. Je suis un légume (tiens, d’ailleurs j’en suis à la semaine de la botte de blettes. Beurk). Quand j’ai deux trucs à faire dans la journée (genre PDS plus cours de prépa à la ponte) j’ai envie de pleurer tellement ça me fatigue. Ce matin j’ai mis mes bas de pute toute seule (une aventure) j’étais tellement fatiguée que j’ai voulu me recoucher.

Mais que nenni, aujourd’hui était une grosse journée, fallait aller à l’hosto. Aux « explorations fonctionnelles » qu’ils appellent ça. En vrai, c’est moi qu’on explore. Je pisse dans des gobelets, des fioles (c’est plus facile dans le gobelet), on me tâte le col (j’adoooore !! Mi-long aujourd’hui, et tonique je crois, mais évidemment je n’ai aucune idée de ce que tout ça veut dire) on refait un point sur mon dossier (une brique le truc) avec la 46 ème membre de l’équipe qui ne l’avait pas encore ouvert (charmante ceci dit), on me fait des monitos, on m’envoie des psys (je suis bichonnée, je vous dis que ça, et comme je vais « mieux » j’ai droit à des commentaires du genre « ah ben ça semble aller, c’est bien, j’avais peur de vous trouver en mauvais état » (je fais flipper même sur dossier apparemment, c’est glauque).

Ben ouais, j’ai fini par « lâcher prise ». Heureusement remarque, car aujourd’hui encore j’ai eu droit à une nouvelle surprise (on se ferait vraiment chier si les choses se passaient comme on nous le dit) : c’est pas sûr mon histoire de déclenchement, de fenêtre thérapeutique et de péridurale. Nan, nan ! En fait, demain j’y retourne (quand on aime, on ne compte pas) et on va jouer à oùkilestlecaillot. S’il est toujours là, je suis baisée (si je peux me permettre) : pas possible d’arrêter les anticoagulants, même pour faire une fenêtre (je kiffe). Donc pas de péridurale (je m’en fous, j’ai déjà négocié le gaz hilarant qui m’a fait kiffer la ponction) et on prie pour que je ne me vide pas de mon sang.

C’est marrant cette petite boulette de sang qui peut te pourrir un si long moment.

Bref, si le caillot est parti (je sens qu’on va bien jouer demain, sachant qu’il leur a fallu 3 dopplers pour trouver la boulette, je vais encore attirer les chefs sur mon cas passionnant demain, faut que je pense à bien me coiffer) on verra pour la fenêtre et tout, comme on m’avait dit.

Pour fêter ça (l’un ou l’autre) faudra que j’aille un peu aux urgences parler avec des zanesthésistes. Mes nouveaux potes. Ca occupe tout ça.

Après, comme je suis mignonne, j’ai droit d’être un peu peinard ce WE… pour mieux revenir lundi !!

Ben ouais, j’y retourne lundi. Pour me refaire tâter le col, et tout (j’espère qu’on pourra aussi pisser dans des gobelets, mais ça ne m’a pas été précisé).

Heureusement, j’ai mon pass VIP, je paye plus rien.

Ya de gros doutes sur la taille du P’tit Gouin : petit vu du dehors, mais grand vu du dedans ?

Ya des inconnus de ma té-ci qui prennent des paris sur la date de la ponte. C’est assez flippant de parler de ce genre de choses avec des personnes dont je ne connais même pas le nom, mais bon, apparemment c’est « normal » donc j’essaye de m’adapter et d’avoir l’air « normale » moi aussi (je vous rappelle qu’on me cachetonne pour ça quand même).

Sinon ben les gens sont toujours fabuleux, évidemment. Comme mon ventre semble « petit » (on voit bien que c’est pas eux qui portent), j’ai droit à des questions et conseils sur ce que je bouffe. Avec une belle tartine de culpabilité à chaque fois, tu vois. Genre je laisse déjà mon gosse mourir de faim. Je suis vraiment con d’ailleurs de faire ça maintenant, je me suis un peu galéré inutilement.

RAF (Rien A Foutre), je « profite » moi. Et je bouffe, du moment que c’est listériose free évidemment.

Aller, je retourne profiter.

Le don (de sang de cordon et autres)

J’ai un peu hésité avant de poster sur ce sujet, mais après tout, cela nous concerne tous. Oui, oui, tous, cas nous sommes des receveurs potentiels.

Voilà, quitte à sembler encore chouiner pour une bêtise, je suis très contrariée car je viens d’apprendre que cette putain d’histoire de jambon était une contre-indication à l’éventuel don du sang du cordon du P’tit Gouin.

Alors bon, on peut se dire que ça ne change pas la face du monde (c’est vrai) et que de toutes les manières c’est pas de ma faute (c’est assez vrai aussi), mais voilà, j’y tenais vraiment. D’autant plus que ma mère, et ma belle-mère (que du coup je n’ai jamais connue) ont toutes les deux été atteintes par des maladies qui peuvent éventuellement être « guéries » grâce à ce type de don (entre autres choses évidemment, ce n’est pas si simple).

Me voilà donc chafouine, un bail que je n’ai pas donné mon sang entre la PMA et la grossesse, et voilà que là aussi je peux remballer ma camelote.

J’y tenais aussi car j’ai eu, la semaine dernière, une conversation plutôt intéressante à ce propos, avec une personne que je ne connaissais que depuis 5 minutes (ben ouais, ça arrive) qui me conseillait de me renseigner sur la conservation de ce sang pour notre « usage perso ». Pour information, de ce que j’en ai compris, cette pratique se répand dans le pays d’origine de la personne en question, mais est, je crois, interdite en France.

Néanmoins, certaines sociétés basées à l’étranger se proposent évidemment de nous soulager de ces précieuses cellules et de facile 3000 boules avec ça s’il vous plait.

Evidemment, cela m’a interpellée. C’est sérieux ça ? Encore une « médecine de riche » ? Si tu as quelques milliers de boules de côté, tu peux conserver les cellules de ton mioche, sachant qu’il y a quoi, une chance sur 100 pour que ce soit utile ? (et encore, certains médecins semblent dire que dans le cas où l’enfant soit atteint par une maladie qui nécessite ce type de « greffe », les cellules risqueraient de n’être pas utilisable car déjà « destinées à déconner).

Mais bordel, si tout le monde donnait (enfin, ceux qui peuvent évidemment…) on aurait une banque de donneurs fabuleuse et on pourrait sauver davantage de vies ! Mais non. Voilà, on vise le chacun pour sa gueule, et les riches devant s’il vous plait !

Et le pire, c’est que comme pour beaucoup de choses, on te fait culpabiliser. En gros : c’est quoi quelques milliers de boules pour sauver la vie de ton enfant ? Ben ouais. Mauvaise mère, encore.

Alors voilà, je m’adresse à vous toutes et tous : évidemment que pour une majorité vous n’êtes pas concernés directement, car bordel de merde, il veut pas pousser ce putain de cordon. Et je le sais, car j’y avais moi-même pensé lorsque (c’était Zapette de mémoire) en avait parlé et que ça me semblait bien loin. Mais on peut en parler (ça clouera le bec aux PB qui nous bassinent, faut leur parler utile). Et puis on peut donner notre sang, on peut s’inscrire comme donneur de moelle.

Les plus chanceuses comme moi, renseignez-vous sur le don. Quoi de plus simple que le don de sang de cordon ? Un petit questionnaire médical et hop ! Ni douloureux ni rien, et franchement, ça ne vous manquera pas ! (à moins que vous ne souhaitiez en mettre un peu de côté en Suisse ou ailleurs, mais bon). Et parlez-en, si l’occasion se présente.

Le don, quel qu’il soit, c’est pour nous tous. Le sang, les plaquettes, les organes, les gamètes bien sûr.

Je comprends que l’on puisse ne pas souhaiter donner, pour une raison ou une autre (liée à l’histoire de chacun, liée à la religion, ou que sais-je) mais je ne comprends pas qu’on ne se pose pas sérieusement la question.

Ne laissons pas l’individualisme l’emporter une fois encore. Parce que le don, c’est la vie de ma mère, c’est la maternité de certaines de nos copines, c’est peut-être votre vie ou votre maternité demain. Il y a forcément une personne que vous aimez qui a bénéficié d’un don, ou qui en aura besoin. Merci à tous les donneurs.

Toutes les infos par là :

http://www.agence-biomedecine.fr/Site-pour-le-grand-public

PS : et quand tu donnes ton sang, tu as un petit pain au chocolat !! avec du jus de fruits, s’il te plaît ! 🙂

SSI #Jesuisinfertile

Si vous traînez sur « la blogo », cela ne vous aura pas échappé, la semaine de sensibilisation à l’infertilité approche à grands pas !

Souvenez-vous, on a cliqué sur Facebook pour que cette semaine puisse être organisée ! Les filles de BAMP se démènent depuis un moment pour cet événement.

Alors bon, peut-être que ça vous paraît loin. Peut-être qu’il n’y a « rien » du côté de chez vous.

Hé ben c’est pas grave, à vous de vous créer un mini événement ! Cette semaine n’est pas une fin en soi, c’est une contribution à un projet global, à un souhait commun : faire en sorte que l’infertilité ne soit plus un tabou, limiter les maladresses de notre entourage, bref, sensibiliser et faire évoluer les choses dans le bon sens.

On peut TOUTES et TOUS agir. Et cette semaine de sensibilisation constitue une belle occasion de se lancer, ou de se relancer.

L’idée n’est pas de se forcer. L’idée est peut-être de faire un « petit quelque chose », d’apporter une petite pierre à l’édifice qui ne soit pas trop éloignée de vos habitudes. Par exemple, je n’utilise pas de réseaux sociaux, j’ai donc décidé de me botter le cul cette semaine pour, d’une part, répondre à une demande de témoignage qui a été adressée par un magazine par le biais de BAMP, et j’ai pu déposer dans mon hôpital des flyers et affiches sur la semaine de sensibilisation. Au centre PMA et à la mater, car se sensibiliser entre nous, c’est bien, s’ouvrir aux fertiles, c’est difficile mais c’est encore mieux.

Si le cœur vous en dit, donc, balancez un hashtag sur la toile, diffusez une info sur votre Facebook ou votre Twitter, déposez quelques flyers dans votre laboratoire d’analyses ou chez votre médecin traitant, parlez-en à une copine ou à votre coiffeuse.

On est nombreuses et nombreux, trop. Nous n’avons pas à nous cacher. On peut se plaindre de la maladresse des autres, mais encore faut-il essayer de sensibiliser.

Je refuse que l’on ait honte. Lors de mon témoignage, la journaliste m’a demandé si nous disions « de qui vient le problème ». Ca m’a fait réfléchir, car si je ne le dis pas spontanément, je ne cache pas non plus la vérité lorsque la question est posée. Je dis facilement « je suis infertile » ou « nous sommes infertile », car je le ressens de cette manière, mais je ne vois pas pourquoi on cacherait qu’il s’agit d’une « indication masculine ». Le cacher, pour moi (mais je suis peut-être mal placée pour dire ça) ce serait comme « admettre » que mon Mi-couple doive avoir honte. Et je le refuse.

Nous sommes victimes de « maladies », ou du moins victime d’une situation que nous n’avons pas choisie. Nos hommes se font tâter les couilles et doivent se secouer la nouille devant des films (ou de vieux magazines collés) de plus ou moins bon goût. Nous devons, de notre côté, nous faire admirer le minou par des dizaines de personnes, nous injecter des putains d’hormones qui, certainement, ne sont pas bonnes pour notre santé. Tout ça sans garantie de rien, tout ça pour que les plus chanceux d’entre nous puissent tenir entre leurs bras un ou deux enfants qui sont considérés par certains comme « contre nature », « synthétiques » et j’en passe. Tout ça pour qu’un couple sur deux reste sur le carreau après des années d’un parcours éprouvants, et qu’eux aussi entendent des conneries sur leur  « acharnement » ou l’inverse (ben ouais, les cons ne se mettent même pas d’accord). Et puis on n’a qu’à adopter, un gosse (ben ouais, c’est facile) ou un chien.

Alors oui l’infertilité, la PMA, c’est beaucoup de glauque et peu de glamour. Doit-on pour autant s’en cacher ? Ne doit-on parler que de ce qui brille ?

Ne nous laissons pas faire. Ne baissons pas les bras. Quand on est en parcours, on n’a pas le courage, et je le comprends. On se sent trop sensibles, aussi. Après le parcours, en cas d’issue heureuse, on ne se sent plus légitime, on a peur d’être maladroit. En cas d’issue malheureuse, je pense que c’est particulièrement difficile.

Et pourtant. Ni train ni bateau qui ne tienne, on est tous, d’une certaine manière, dans la même barque. Oui, il faut ramer car personne ne semble décidé à le faire pour nous. C’est difficile. C’est toujours difficile de parler d’un sujet qui est si sensible pour nous. Mais qui d’autre que nous ?

C’est peut-être dans les couilles de mon mec, mais je suis infertile, tout comme lui, et pour nous deux et pour tous les autres, et surtout pour celles et ceux qui n’ont pas notre petite chance de connaître cet îlot d’échanges et de soutien qu’est la blogo, je ne manquerai jamais une occasion de le dire, d’expliquer.

#Uncouplesur6. Un couple sur 6. Auxquels il faudrait ajouter les futurs parents solo eux aussi touchés par l’infertilité.

Ne nous cachons plus.

SSI

La petite Boutique des Idées Fertiles

Ouais encore, voilà, je vous bassine encore avec ça. Ben vous zavez qu’à me blacklister que voulez-vous que je vous dise !!

Au moins pour une fois, je ne vous parle pas charcuterie, je suis mignonne hein ? (en parlant de mignonne, elle est où la Chouette là encore avec sa patte folle ?).

Bref, parlons peu parlons bien : HEEEELLLP !!! Need HEEEEELLLLPP !

La Boutique, c’est ça : http://www.alittlemarket.com/boutique/idees_fertiles-1805677.html

(au cas où quelqu’un soit passé à côté malgré le matraquage marketing de folaïe !)

En gros, c’est une bande de filles un peu tarées qui font de jolies choses et qui en font cadeau à des clientes ravies qui payent leurs petits achats et même que l’argent il est reversé à BAMP. Une autre équipe de filles un peu dingues donnent de leur temps pour essayer de gérer tout ça (faut cliquer sur des boutons, répondre à des mails, signaler les ventes, et avoir de chouettes échanges entre nous et avec les créatrices).

On a des créatrices de choc et des gestionnaires pas mal du tout non plus, mais voilà, on est deux (Marivalou et moi-même) à avoir besoin d’un peu d’aide pour la gestion de la boutique, car nous n’arrivons pas à être toujours au top niveau réactivité (ben c’est à dire que Marivalou elle travaille, et que moi je n’ai pas trop d’excuses mais certains jours je n’arrive à rien). On a déjà une matheuse (oui, oui, toi là !!) qui compte les ventes pour faire des cadeaux (matheuse de Noël quoi), une marketeuse (pas moi, une vraie) mais on ne serait pas contre une 3ème personne pour nous aider à valider les ventes, transmettre aux créatrices, mettre en ligne les créations… Ou ne prendre en charge qu’une de ces actions par exemple !

On ne lâchera pas, car la boutique fait ses preuves :

la boutique c’est plein de jolis échanges entre filles un peu tarées et un peu dingues, d’adorables messages de clientes, 74 commandes et 117 créations envoyées, et un « chiffre d’affaires » de… 834 euros !

C’est donc une jolie « vitrine » de l’infertilité, et en plus c’est un peu d’argent reversé à BAMP pour continuer à communiquer sur ce qui nous réunit toutes.

Alors si quelqu’un veut rejoindre la dream team (toutes les créatrices sont aussi bien bienvenues !! D’autant que la semaine de sensibilisation à l’infertilité approche), on vous attend et on vous accueille à bras ouverts ! (oui, parce qu’en plus, on fait tout ça dans la convivialité, hein !).

Pour rappel : laboutiquedesideesfertiles@gmail.com

Et un gros merci à toutes celles qui participent déjà, et elles sont nombreuses !!