Des choses à ne pas dire…

Spéciale cace-dédi à une copine qui se reconnaîtra.

Aujourd’hui, nous allons causer d’un thème cher à la blogo, déjà abordé à de moultes occasions (se peut que ce soit pas français ce que j’écris, tiens) mais ça me fait plaisir d’en remettre une couche (je suis comme ça moi, c’est comme le Nutella, faut bien tartiner).

Figure-toi que les infertiles, on est méga susceptibles. Donc ya des trucs qu’on ne PEUT pas nous dire. Ouais. Parce que c’est cruel.

Alors perso, mon favori, bon, c’est que « c’est dans ma tête », parce que ça me permet de répondre que « non, c’est dans les couilles de mon mec » (à éviter en sa présence néanmoins (la présence de mi-couple j’entends). Peut-paraître comme étant pas sympa, mais RADICAL pour lutter contre le stéréotype de l’infertilité forcément féminine).

Du coup, ça nous emmène au fait que NON, tu ne peux pas dire à la Pmette en attente de son TG qu' »ilfaut y croire, parce que c’est important d’y croire ». Parce que du coup, c’est une autre façon de lui dire que c’est « dans sa tête ». Et si malheureusement elle découvre un négatif, en plus de pleurer la perte de son ou de ses embryons, elle se sent « mauvaise mère ». Et crois-moi, crois-nous, si tu es déjà passé par là, c’est déjà assez dur de juste se bouffer un négatif (parfois 2 fois, parce que comme on est joueuses, on fait pipi sur le bâtonnet, PUIS on fait la PDS. Hé oui !). Alors non, y croire, ça ne fait pas tout. Sinon, on serait toutes en cloque à la première tentative, parce que c’est bien connu,la première tentative, on y croit. Et c’est APRES la baffe du premier négatif que parfois, ben tu n’y crois plus pareil. Ce qui ne veut pas dire que tu n’as pas envie de rêver. Tu te retiens juste un peu, espérant tomber de moins haut la fois suivante.

N’essaye JAMAIS de nous faire croire qu’il faut changer de shampooing ou bouffer des tomates. Ouais. Parce qu’attention, je suis POUR que la société (oui, ça, c’est un problème de société) fasse attention à limiter les produits toxiques, lutte contre l’obésité et encourage les gens à bouffer des tomates. Mais arrête de nous faire croire qu’on a une mauvaise hygiène de vie, quand la voisine alcoolique elle pond comme pas deux. C’est culpabilisant, là aussi. Et je peux changer de shampooing, ça ne changera rien au fait que les médecins, ils ont opéré mi-couple trop tard. Hé oui, mon shampooing n’a pas d’impact sur sa spermatogenèse du coup. C’est couillon mais c’est la vie !

Et attention, deuxième partie inédite ! Hé oui public, maintenant, je peux te parler de ce qu’il ne faut pas dire aux PB ! Hé oui ! (je parle pour moi, mais non, je ne suis pas complètement la seule).

Alors c’est adorable de dire « profite ». Moi-même, c’était mon crédo avant. Tu penses, je vois des taux positifs, je m’excite, « profite !!!!! ». Ouais. Ben c’était AVANT.

Parce que bon, certes, c’est ENORME. Je suis d’accord hein, ça je ne nie pas.

MAIS.

(ben ouais, ya un MAIS, sinon jte ferais pas chier, je serais partie me déguiser en clown méchant citrouille pour gagner des bonbecs).

Alors la fille à qui tu dis PROFITE, elle vit un moment parfois qualifié de « magique » (et qui l’est, par certains aspects), mais aussi :

-elle sort éventuellement la tête des chiottes (ou de son fond de culotte) au moment où elle te lit, et du coup, ça a un goût amer (je parle pas pour moi, moi jme vomis dessus dans la rue, rien à voir donc).

-elle est peut-être tellement angoissée qu’elle respire plus normalement, au mieux, elle hoquette en chialant. Du coup, ça lui paraît « bizarre » qu’on lui dise de « profiter », pas adapté.

Bon, vous allez me dire que je suis méga casse couilles (et c’est pas faux, mi-couple peut vous en parler, p’tit père) et c’est vrai que dans tous les cas, tous ces petits mots sont plein de bonnes intentions. C’est juste que parfois ça tombe mal (les jours où t’as plus de shampooing bio par exemple, et que tu sens que tu vas bouffer du paraben par les pointes).

Oui, on est à fleur de peau. Les infertiles, sous hormones ou pas. On a nos blessures. Nos angoisses.

Chacun vit les choses différemment (ouf !).

Mais attention. L’objet de ce post n’est pas de faire en sorte que quiconque se torture avant de poster le moindre commentaire, le moindre article, que sais-je. Non. Parce que pour 100 mots que l’on reçoit, 99 nous apportent du réconfort, et pour 100 mots que l’on écrit, 99 apporteront du réconfort (bon, enfin, en gros quoi ! 🙂 ) Personne n’est à l’abri d’une maladresse, et moi la première je me bafferais de choses que j’ai dites dans la vie réelle, de conneries écrites sur la blogo, mais je pense toujours que seuls ceux qui ne font rien ne font pas d’erreur. Et c’est pas le genre de la maison.

Il était une fois…

Dans un lointain royaume, l’Humanité était devenue infertile. Pour cause de Gamètes en grève.

Compoteen, loin de ces préoccupations, se disait souvent qu’un jour mon petit prince viendra. C’est un peu l’histoire de La Grenouille et son Prince.

Lorsque Compoteen rencontra son Mec, de suite elle se dit « un jour je serai Maman« …

Aussi, ils se marièrent et

Mais leurs gamètes étaient bien en grève… Oh ! Joie, mon OPK…

Mais n’oublions pas que « La Nature a horreur du vide ».

Aussi, lorsqu’elle en vint à parler avec Bibiche, dans tous ses états, celle-ci lui appris l’existence de la PMA.

« Mais qu’est-ce qui t’arrive, encore ! Fais une FIV ! Whatever Works ! »

Chouette, une FIV !

Rassénérée, rassérée, rassérénée (putain il est galère ce mot) Compoteen rentra se jeter au cou de son homme, et lui cria : je veux ce Bébé Espoir de toi !

Et c’est parti pour une ICSI !

Bien que Compoteen se soit transformée en Poulette aux hormones, la Ligne rose tardait à apparaître.

« Je ne vais pas passer ma Vie à T’attendre » ! se dit Compoteen !

Elle partit voir la Reine de la PMA, bien connu au pays des Gamètes en grève, chez Lucette (pas encore au-delà des frontières, mais chacun sait qu’elle y travaille !). Etaient déjà là Dame Lapin, croquant une Carotte, et Choubakette en goguette et Zelda, elle aussi en plein dans une phase de thérapie par le légume. Lucette faisait des pompons. (me demandez pas ce que ça fait dans l’histoire, demandez-leur plutôt comment elles ont choisi leurs pseudos. J’y suis pour rien moi).

Rassénérée calmée du string, Compoteen repris la route, à la recherche de sa Cigogne égarée.

La PMA, c’est un peu l’Odyssée de la Vie « au ralenti ».

Compoteen continue la parcours, bien que chaque question du type « et vous, c’est pour quand » lui crève le cœur.

Parce-que quand on a un Cœur à mère comme le sien, on continue, malgré les écueils.

Ceci était un des Contes de FIV.

 

Je ne vous dévoile pas la fin, évidemment, mais je souhaite fort à Compoteen et à nous toutes un joli happy end.

Vous m’excuserez ce nouvel article inclassable, mais faut bien que je m’occupe pour me détendre du bulbe, puis c’est un peu un hommage, voyez ?

Désolée à celles que je n’ai pas citées, évidemment, mais bordel, on s’est toute foulées pour les pseudos et noms de blogs, mais ya trop de cigognes (et d’animaux en tous genre d’ailleurs) et de trucs délires, on ne peut rien en faire bordel !

Aller, la pub se termine sur M6, j’y retourne ! Petit coup de Zappette !!

Ce que je ne dois pas attendre de « mes enfants »

J’ai mis des guillemets, parce que bon.

Alors je n’ai jamais été aussi désœuvrée et impuissante et angoissée qu’en ce moment (du coup je fais des trucs de guedin, je regarde même des films M6, d’ailleurs dans celui d’hier yavait une femme qui s’était autoinséminée en cachette avec des capotes et j’ai découvert qu’ayait des émissions de télé où des gens faisaient des gâteaux, d’autres où des gens faisaient du shopping… tout ceci est très étrange).

Bref, du coup, j’ai quand même décidé d’interrompre momentanément ma série « pourquoi je veux des enfants » pour vous pondre un petit article sur toutes les choses que l’on ne doit (selon moi) pas attendre des enfants. Ces éléments étant d’ailleurs apparus dans le cadre de ma démarche « tiens ça ressemblerait à quoi ma vie sans enfants ».

Je ne crois pas au fait que les enfants font le bonheur. Non, je n’y crois pas. Nous sommes malheureux de ne pas en avoir, c’est un fait, mais je reste persuadée que les enfants ne font pas le bonheur. A la limite, le lien que je fais entre les enfants et le bonheur, c’est que quand on a des enfants, on se doit d’essayer de leur apporter du bonheur. Voilà. Point final. J’imagine que des enfants peuvent apporter de nombreux moments de joie, mais le bonheur reste une construction, pour partie, et dépend malgré tout pour beaucoup d’éléments sur lesquels nous n’avons pas la main. Par ailleurs, comme nombre d’entre nous j’ai grandi dans une famille, et on a tous bien vu que le bonheur n’était pas permanent, et que nos parents pouvaient être malheureux voire très malheureux pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec la question des enfants. Bref. L’équation enfants=bonheur est simpliste est fausse.

Les enfants ne sont pas des extensions de nous-mêmes destinées à vivre la vie que nous n’avons pas eue. Je m’explique : gamine, je voulais être gymnaste. J’ai la souplesse d’un, euh, d’un rien, j’ai pas de souplesse en fait. Donc je veux une fille. J’en ferais la gymnaste que je n’ai pas pu être ?

Ben non. Je crois que cela ne fonctionne pas comme ça. Sauf à vouloir se rendre et/ou rendre ses gosses malheureux, ce qui n’est pas conforme aux objectifs énoncés dans le point 1 (pour ceux qui suivent). Alors voilà. On n’a pas eu la famille qu’on voulait. On n’a pas eu l’enfance qu’on voulait (même si ces dernières sont chouettes, ya toujours des moments où on aurait voulu « autre chose »), mais les enfants ne sont pas là pour « rattraper » un passé éventuellement décevant, ni même revivre un joli passé qui nous a convenu à nous. Toi-même tu sais, Carotte, nos enfants, on veut leur donner des racines, mais aussi des ailes, pour vivre leur propre vie.

Les enfants ne doivent jamais être présentés comme « la réussite » de notre vie, ou je ne sais quoi. Déjà, je trouve que c’est faire porter quelque chose de trop lourd sur les épaules d’une autre personne. Qui veut être la SEULE CHOSE qui compte dans la vie d’une autre personne ? Moi ça me fait flipper. Je vis ma vie sans me demander si c’est le mieux pour papa ou maman ou jean-claude le fils du voisin. C’est déjà suffisamment compliqué comme ça. Et depuis que j’ai arrêté la classe prépa (morte de trouille à l’idée de la réaction de mes parents) et que je me suis rendue compte que c’était pas la fin du monde, ben je respire. Alors ne jamais jamais dire à un enfant qu’il « est tout », qu’il est notre « seule réussite ». Pauvre gosse, il a droit de faire ses erreurs sans imaginer qu’il ruine nos vies. Sérieux.

Perso, quand ma mère m’a dit : « t’es sûre de vouloir des enfants ? Non parce que tu as l’air d’aimer ton travail, alors… » ça m’est resté un peu en travers. On ne doit pas vouloir un enfant parce que le boulot fait chier. Ou parce que les autres en ont.

Et du coup, c’est pas mal tout ça, parce que ça veut dire qu’on a plein d’autres choses à réaliser pour se sentir « complets ». Pour être fiers. Pour dire « c’est moi qui l’ai fait ».

C’est dur en ce moment, c’est assez dur, car même si j’angoisse au max, je ne vis quasiment que pour ce petit début de vie. A chaque instant je me demande s’il s’accroche, et je le souhaite de tout mon corps. Mais je n’en oublie pas ces réflexions. Peut-importe ce que me réserve la suite, il me faudra m’en souvenir.

On voulait qu’il ait le sens de l’humour ? Done !

Voilà. P’tit Gouin est un farceur.

Bon, jusqu’ici, tout va bien.

Mais quand même, on se marre.

C’est donc encore pas aujourd’hui que je vais vous annoncer que je suis joie et bonheur (je vous vois venir, avec « oh, la relou !!! ») mais bon, je souhaite que ce blog soit le plus « juste » possible jusqu’au bout de la nuit donc je vais essayer de tenir ma ligne de conduite.

Alors voilà, j’ai eu mon « écho de datation » (en gros, c’est une écho qu’on a quasi que nous les Pmettes, qui sert pas vraiment à dater la grossesse (ben oui, dans nos situations, pour le suspense de la conception, du repasseras) qui sert à te rassurer vérifier qu’il y a bien un embryon, et qu’il est bien placé.

Nous avons eu l’immense chance de constater qu’effectivement, P’tit Gouin était bien placé, de la bonne taille et que son cœur battait. Suite à ça, je me suis joyeusement vomi dessus (il se peut que je sois vaguement angoissée et que cela ait un impact sur mon système digestif). (la Reine, tu excuseras mon côté crado, mais cet événement est finalement assez symptomatique de mon état alors hop, tu me connais, je partage !)

Voilà. Donc les bonnes nouvelles, là, c’était fin de semaine dernière. Ben oui. Mais l’histoire continue (tu penses, je te ferais pas chier juste pour te dire que « tout va bien », Zapette trouve ça chiant quand tout va bien).

V’là pas que ce WE, les « pertes » ont débuté. MAIS comme je prends sur moi (vraiment hein) ben j’ai décidé de pas m’inquiéter. Enfin de m’inquiéter que modérément. Zapette pourra témoigner. Bref. J’ai pris sur moi, mode tout va bien, même pas peur (je suis pas une trouillarde moi nan mé oh). Et pourtant j’ai gogolisé un peu hein, mais j’en ai conclu que « ça allait ».

Et paf, une chose en entraînant une autre, et puisque « tout change », et pas toujours dans le bon sens, nous avons fini aux urgences contrairement à ce que j’avais promis de faire, à savoir de ne pas y aller, mais enfin là quand même yavait des circonstances bordel de marde.

Arrivés là bas, on a pu faire plein de trucs rigolos. Moi déjà, j’ai fait pipi dans un mini flacon. Même le nom est marrant, c’est un ECBU. C’est assez drôle parce que comme c’est tout petit, ya vachement de suspense rapport au fait que ce sont tes doigts qui tiennent le flacon (qui est stérile, donc c’est un peu ton pote). Bref, je sens que je m’égare, et je vois la Reine qui se tâte à se désabonner définitivement, c’est mauvais pour mes stats.

Puis après on attend, on attend, on attend. Un couple est reparti en pleurs, et je pleure un peu pour eux aussi, parce que tout cela est vraiment trop injuste, trop cruel, et aujourd’hui deux de nos compagnes de galère vivent aussi ces moments compliqués, et je pense à eux aussi.

(tout ceci est très décousu, mais mon esprit est décousu aussi).

Mais pour nous, tout semble aller bien. Le petit farceur est toujours là. La doc a néanmoins confirmé que oui, c’était bien du sang. Et que non, ce n’est jamais « normal » de saigner pendant une grossesse, même si le plus souvent ce n’est pas pour autant grave. Je ne suis pas sûre d’avoir tout bien compris, mais en gros, « la nature a horreur du vide » (sic !! Madame Pimpin j’ai pensé à toi !) et du coup, parfois, du sang se met là où ya rien (mais alors d’où il vient, pfiou, mystère).

Enfin voilà, autant je suis pas loin de pouvoir faire ma VAE gynéco de PMA, autant on constate que pour le reste, j’y connais que dalle, donc tout ça me laisse juste pantoise. Il se peut par contre que ce nouvel élément rajoute un chouïa à  mon angoisse et ne m’aide pas à « profiter » pleinement de la situation (pourtant j’essaye toujours !! pas taper !).

Aller, tiens, je vais me reprendre un peu de Séd*tif PC moi, ça va me calmer.

Liebster machin truc

Evidemment, comme chacun sait, je suis contre tous ces concours et autres machins trucs (les ICSI, comment on fait pour que vous soyez alertés quand je fais du 3ème degré, on se met d’accord sur un code couleur ? Je vous taquine ! Qui bene amat bene castigat.)

Bref, je suis grave à la bourre (il me fallait le PC pour pondre un tel article) mais of course je joue, comment pourrais-je refuser une occasion de parler de moi, moi qui n’aime que ça, parler de moi, parler de moi, parler de moi ??

Alors j’ai d’abord été taguée par notre Reine, donc on va jouer avec ses questions (oui, je parle de moi à la 3ème personne en plus maintenant) d’autant que c’est notre Reine, et ça c’est un argument que personne ne discutera.

Alors accroche-toi, on va commencer par les 11 anecdotes (en vrai, c’est moi qui m’arroche à mon canap’, ça fait flipper de parler d’autre chose que de mes jambes écartées tu penses, je me réserve le droit de balancer ce post en off d’ici quelques jours).

1. Je peux pas blairer ma gueule, et plus particulièrement mon pif. Petite, j’étais surnommée Cyrano ou autres petits noms sympas. Ce complexe a pourri mon adolescence. Je refusais d’attacher mes cheveux (du coup on m’appelait aussi Cousin Machin), quitte à me faire sortir de classe (ouais, pas le droit de jouer au petit chimiste sans élastique dans les cheveux). Je me regardais des heures dans la glace sous toutes les coutures, soit en chialant, soit en imaginant comment je serais, « un jour » grâce à la chirurgie esthétique. Voilà. En vrai, aujourd’hui, je l’aime toujours pas ce « roc ! c’est un pic… C’est un cap ! Que dis-je c’est un cap ? C’est une péninsule ! ». Mais je m’en moque à moitié. Je me suis endurcie grâce à lui.

2. A peu près dans la même catégorie, depuis toute jeune, je me dis que j’aurais préféré être beaucoup plus jolie et beaucoup moins intelligente (oui, autant j’aime pas mon physique, autant je sais que je suis plutôt fufut’. Que veux-tu, il faut bien aussi se trouver des qualités). J’imagine que quand on est très beau et qu’on n’a pas de cerveau, la vie est douce.

3. Je manque cruellement de ce qu’on appelle la « culture générale ». Je sais plus qui a tué Henri IV (enfin maintenant je sais, puisqu’on s’est foutu violemment de moi quand je n’ai pas su répondre), je ne sais pas situer les pays sur une carte, et je ne me rattrape même pas avec la culture people, pour être honnête, c’est même pire (je suis déprimée quand je tente de balayer « cl*ser » ou autre puisque j’apprends des séparations ou des histoires cellulitiques de personnes que je ne connais pas, ce qui me fait dire que je  pars de trop loin et reposer le truc).

4. J’ai écrit un bouquin qui a été publié. Comme l’avait dit ma prof de français en classe de première « de nos jours, même mon boucher peut se faire publier ». Moi je trouve que boucher c’est un beau métier, je ne supporte pas que l’on méprise certaines professions (qui irait se découper son steak dans le  cheval bœuf si on n’avait pas des bouchers pour ça ? bref). Mais oui, du coup, j’ai un bouquin avec mon nom dans ma bibli. Je vous rassure, il est resté très « confidentiel », et je n’ai jamais été capable de récidiver? Boooouuuuhhhhhhhh !!!!

putain j’en suis qu’à 4 anecdotes. Qu’est ce que je vais bien pouvoir leur raconter ?

5. J’avais un bon potentiel pour devenir à moitié folle. Car si j’ai aucune culture G, je me suis, à différentes périodes de ma vie, passionnée pour des sujets qui n’intéressent personne. A 15 ans, je lisais des bouquins sur les psychoses et névroses de l’adulte, les TOC, les TCA, etc (ironie, ironie, ces lectures m’ont par la suite été précieuses dans le cadre de ma vie perso). Par la suite, je me suis passionnée pour le système des retraites et la protection sociale de façon plus générale. Je suis certainement la seule à avoir le 2ème rapport du Conseil d’Orientation des Retraites de 2004 dans ma bibli, entre la poire et le fromage (j’ai pas tout lu par contre, ma passion a ses limites). Je te laisse imaginer comme tout le monde se bat pour m’inviter à des « dîners » là où on met des slippers de Super U.

6. Avant (il y a quelques années) mes chaussures au quotidien c’était des Van’s (les chaussures des skateurs). Maintenant, ce sont des talons. J’aime les chaussures. J’aime les talons. J’aime les chaussures à talons. Et les bottes. Ahhhh. Les bottes…

7. Je suis du genre monomaniaque. Je peux écouter la même chanson pendant 3 heures (et danser dessus). Me nourrir quasi-excluvisement d’un seul aliment pendant des jours. Regarder 7 épisodes d’une même série à la suite. Je suis folle, quoi.

presque 8, presque 8, je me rapproche du but !!

8. J’ai eu des dizaines d’animaux. Rongeurs, furets, chats, chiens, tortues, lapins, cochon d’Inde… Tu peux m’appeler Brigitte, même si maintenant que c’est moi qui doit payer les vaccins et autres joyeusetés, jme suis calmée sur la quantité.

9. Je ne sais pas fermer ma gueule. Je prends sur moi, le temps passe et ça se tasse, mais il faut vraiment que je me fasse violence. Quand je suis fâchée, ça se voit sur ma tête, et en général je l’ouvre d’office pour la ramener. Ce qui a mis en joie nombre de mes profs et de mes employeurs, qui tous ont néanmoins eu la bonté de m’aider à « prendre sur moi ».

10. J’aime chanter au volant. Une espèce de passion chez moi. Rouler. Ecouter la radio. Chanter. Se vider la tête.

11. J’ai eu une passion coûteuse pour les bonsaïs. Paix à leur âme. Toute plante verte qui m’approche raccourcit son espérance de vie. A mon grand désespoir, parce-que j’aime les plantes. Mais en pot uniquement. Les fleurs coupées me dépriment (car elles ont 100% de chance de se fâner dans la semaine, alors que des plantes en pot peuvent tenir, euh, 15 jours/3 semaines disons).

Ouf !!!!!!!!!!!! Première partie terminée. C’est ouf ce truc. Je me relis pas, sinon je vais tout effacer.

Les questions maintenant :

1 – Que serait ton pouvoir magique ?

souplesse et force, pour faire des acrobaties.

2 – Quel métier voulais-tu faire étant petit(e) ?

Maître chien, médecin légiste.

3 – Quel métier voudrais-tu faire à présent ?

Sociologue. Je serais payée pour me poser des questions sur plein de sujets. Ou alors bosser pour un de mes 3 ministères préférés (oui, j’ai des ministères préférés, pas toi ?).

4 – Quel est ton sigle préféré en PMA ?

Euh… Ben euh… Euh… Faut se prononcer maintenant ? Peut-être HSG, finalement, ça pourrait être notre cri de ralliement. Les personnes capables de décrypter le sigle seraient membres d’office de notre « secte ».

5 – Quel est ton pire souvenir de PMA ?

Merde, faut choisir ? Ma première HSG. Je ne dis pas ma ponction, car cela a été terrible mais au moins, je savais pourquoi on le faisait. Puis c’était « convivial ». Et puis bon, mon négatif, évidemment… En test urinaire puis en test sanguin…

6 – Quel est ton meilleur souvenir de PMA ?

Il est à venir. Ce sera ma déclaration de grossesse.

7 – Plutôt champagne ou mojito ?

Mojito fraises !!!!

8 – Quel est ton parfum ?

L’eau d’Issey pour l’instant, mais cela change régulièrement !

9 – Quel est ton prochain projet à court terme (hors PMA) ?

Un nid ? Peut-être un changement pro, aussi.

10 – Quelle est l’activité/sport/loisir où tu excelles ?

Je n’excelle nulle part. Je suis du genre touche à tout, bonne en rien. Eventuellement, j’excelle quand il s’agit d’embêter le monde en réunion. ça compte ??

11 – Tu veux bien m’offrir un diadème avec des vrais diamants ?

Je veux bien oui 🙂

Mais je peux pas !!!!!!

Je me suis pas un peu trop livrée là ? Ahrg !!!!!!!!!!!!!!

 

Alors, j’allais oublier la fin : nominer du monde. Notre petit univers est je crois déjà « saturé » par les nominations. Et je ne me vois pas forcément « interpeller » des blogueurs d’autres univers, d’autant que je n’en lis que très peu. J’ai donc juste envie de re-citer le blog de Cléa Cuisine pour le plaisir des papilles (ceci dit, elle est déjà très connue dans son domaine, donc elle n’a pas besoin de moi, mais vous par contre pouvez avoir envie de tester ses recettes 🙂 ).

Ainsi que le blog de La fabrique des crevettes et plus particulièrement son tuto du sac express 4C, idéal pour les nouveaux fans de la machine à coudre.

A vos aiguilles, à vos fourchettes !

Jme marre

Vous avez vu la pub « Balsamik » ?

Ya une femme qui se tripote les seins !! C’est pour nous toutes !!!

La prochaine fois que vous vous faites choper en train de vous tater le poitrail (merci de pas faire comme si ça n’arrivait qu’à moi) vous avez un prétexte bidon : le remake de cette pub sublissime !!

(vive le marketing. Mi-couple a surkifé il est sur le site)

(dans quelle catégorie vais-je encore pouvoir ranger cet article passionnant… ?)

Ma vie n’a pas changé

Voilà. Ma vie n’a pas changé.

J’ai eu droit à quelques minutes de bonheur, il y a de ça quoi, un peu plus de deux semaines ? Je crois que c’est ça.

Puis paf, tout est retombé. Il y a eu le moment où j’ai compris que c’était positif : joie. Puis la minute d’après, l’angoisse du taux.

Et depuis, je me rends compte avec précision de ce que je veux : un enfant. Pas une grossesse. Je n’ai jamais rêvé d’une grossesse.

Le ventre (voire le reste) qui gonfle. Le corps qui ne nous appartient plus (tu me diras, on connait). La fin de la picole (oui, je suis une fille superficielle. Très superficielle). Eventuellement, vomir (là, j’angoisse de pas vomir ceci dit. Un scandale, quand on sait que je suis quasi hémétophobe, et il y a peu boulimique).

Puis ya les vergetures, et pire, la mise bas (ou vêlage, ponte, démoulage, comme tu veux).

Alors j’espère (de tout cœur) avoir un jour un petit air niais en me caressant le ventre, et sentir un bébé bouger dedans (c’est la seule chose qui me fait rêver, avec entendre le cœur, j’imagine).

Mais voilà. Du coup, c’est confirmé, ce que je veux, c’est un enfant. Et donc je me rends compte que les épreuves sont (quoiqu’il arrive) bien loin d’être terminées. Ce qui, je pense, me fout un coup au moral.

(ça et l’angoisse qui effectivement me bouffe. Non, me dévore. Bon, qui me tue quoi).

Alors en plus, paye ta barre de rire sur l’organisation de mes journées :

réveil. Progestérone (dans la chatte). Provames (dans la bouche). Acide folique.

Dans la journée, un peu de spasfon (ça me file la nausée car c’est la version qui mousse, du coup ça me permet de m’inventer un symptôme (qu’en vrai j’ai pas du tout)). Jme tâte les nichons (mous).

On me propose à boire. J’ose rien boire (ya ou de l’alcool, ou de la caféine, ou de la théine, bref, je vais faire de la pub pour de l’eau des volcans d’ici peu). Vient l’heure de déjeuner, sauf que du coup, je me découvre paranoïaque du fromage (j’adoooooore le fromage bordel !!). Mais ya du fromage partout. Partout !! Du coup, j’ai décidé de manger des babybels. C’est rond, c’est doux, c’est moelleux, du babybel ça peut pas être dangereux. Même que ça fond un peu (façon bout de plastoc) quand tu le mets dans des pâtes chaudes.

Hier, j’ai cru qu’on avait essayé de m’assassiner P’tit Gouin avec une pastille de Riiiiicooooolaaaaa (mon post est très marketing dis donc). Ouais, parce qu’on me propose ça, bon, et connement, je vois pas le danger. Je bouffe ma pastille (ça change des spasfons, et des sédatifs PC, bref) et là, le tilt. Non mais c’est avec des plantes !! V’la que je pique la boite violemment (elle n’est pas près de me reproposer quoi que ce soit la copine !!) pour regarder ; « aux 13 plantes » ya écrit. Oh my god. Yen a forcément une qui n’est pas « bonne ». Bordel, ça se fait de cracher un ricoooolaaaa sur la table en pleine réunion ?

Bon, j’ai qu’à me tâter encore un peu les nichons, discrets, avec mes avants-bras : non douloureux.

Merde……..

Je suçote mon truc (j’ai pas osé cracher au final). Je suis désespérée.

Alors voilà. Après, il faut bien rentrer (après de loooonnnngues journées, voyez, j’en suis même moins réactive sur les blogs. Misère). Et se taper un petit apéro à base d’aspégic nourrisson (ça, c’est VRAIMENT se foutre de notre gueule) pour gober le provames. Vérifier qu’il me reste des protège-slips (rapport à devine quoi). Et s’en refoutre dans la chatte avant de dormir.

Parce que oui, j’ai des envies de dormir impérieuses, entre 9 heures le matin et 21 heures. Par contre, je dors plus trop la nuit. Enfin je me réveille avant le réveil quoi (ça fait presque des rimes).

Ma vie n’a pas vraiment changé (à part niveau fromage). Je suis comme vous. Je veux devenir maman. Il paraît que je suis « sur la bonne voie », mais rien n’est moins sûr, rien n’est plus fragile, et aujourd’hui je sais que la route n’est pas terminée, même si je peux encore rêver qu’elle soit « courte ».

chemin-du-coeur

Et toi, tu donnes ?

Bon, la question avait été posée sur BAMP dans le cadre des sondages du samedi. A l’époque, pour moi c’était déjà clair, mais cela m’avait donné l’occasion d’en parler avec mi-couple.

(et là je me rends compte que tu sais pas forcément de quoi je parle. ben du don de gamètes figure-toi !).

Voilà, bon, alors la pénurie de gamètes, toussa toussa, ça commence à faire un bail que je me penche sur la question, mais là, de la revivre au travers de ce que vit Compoteen, d’imaginer ma copine (ouais, Compoteen, c’est ma copine) devoir, en plus de tout ce quelle subit moralement et physiquement, vider son livret A pour se bouffer des négatifs (mais il arrive ton plus ma poule, tu lâches pas jte dis !!!!!), ben ça me rend malade. Gue-din.

Alors bon, entendons-nous bien, mi-couple et moi on a « visité la Belgique » (un de ces centres PMA du moins) car on voit bien qu’ils ont 10 trains d’avance sur nous, là. Et c’est chouette. Mais bon, on pourrait souhaiter avoir la même chose en France, et que Compoteen puisse écarter les pattes au niveau national sans être obligée de faire une croix sur ses vacances.

Et de même pour tous les autres couples concernés.

Alors voilà, je voulais savoir si TOI, tu donnes. Enfin si tu donneras. (toi tu joues pas la Chouette, on sait que t’as déjà donné. T’es mignonne, t’es ma copine aussi).

Moi, j’attends que ça de donner. Déjà (mode égoïste on) parce que si je donne, ça voudra dire que je suis une maman. Ouais. Alors bordel, quand j’en avais parlé à mi-couple, j’en pleurais tellement j’imaginais ça, être maman ET peut-être permettre à un autre couple de devenir parents.

Bon, enfin bref. Oui parce-qu’évidemment, mi-couple donnera pas, lui. M’enfin, il me soutient (manquerait plus que ça qu’en plus il soit pas d’accord !!! Je trouve ça complètement dingue qu’il faille l’accord du compagnon, ou de la compagne, enfin merde, perso, mon corps et mes gamètes, c’est mon corps et mes gamètes, mais bon).

Pourquoi je ne donnerais pas ? Je suis pour le don. Je donne mon sang (enfin je donnais AVANT la PMA, because avec les traitements ponction et autre joyeusetés, j’ai été recalé à deux reprises, mais j’envoie mi-couple, qu’il se rendre utile un peu), mes organes (enfin là je garde ceux dont j’ai besoin, faut pas déconner), et je suis censée m’inscrire pour la moelle mais faut admettre que je n’ai pas pris le temps, je suis nulle.

Alors là, pour moi, donner mes gamètes, c’est donner des cellules, je m’en tamponne le coquillard. S’il y a des couples qui attendent 5 ans (oui, tu as bien lu, CINQ ans) pour obtenir des ovocytes, je n’ai aucune inquiétude quant au fait que ces gamètes deviendront potentiellement des enfants aimés, qui ne seront en aucun cas les miens soit dit en passant.

Il faudra alors, le moment venu, que je bouffe des hormones (entre mes antécédents et ce que je bouffe déjà comme hormones, même pas peur) et (oh joie, bonheur) que je me tape une ponction (c’est convivial, sous AL, je t’ai pas dit ? Pourvu qu’on me gaaaaze !!!). Ca me coûtera quelques demi-journées, voire même pas car a priori la loi est plus souple pour les donneurs que pour les patients dans le cadre de l’AMP.

Voilà. Donc oui, ça sent un peu la galère pendant un mois ou deux. Mais ça, j’ai déjà vécu, et ce qui était (pour moi du moins) le plus dur n’était pas tant le protocole que d’imaginer son issue.

Si tu dois faire UN vœux pour moi (non, c’est pas mon anniv, mais OUI, ça aurait pu), c’est que je puisse les donner, un jour, mes œufs. Parce que je le ferais mon petit dans les bras.

Bon, enfin, du coup, je me demandais si les gagnants de la PMA donnaient des gamètes (partant du principe qu’un des deux membres du couple, voire les deux, peut avoir des gamètes de compèt’). Et si non, pourquoi (parce que je suis curieuse hein. Pas pour juger. Parce que par exemple je sais que moi la génétique je m’assieds dessus, mais je comprends que l’on puisse en avoir une autre vision).

Mais je me dis que si nous, les premiers concernés, on ne se pose pas la question (je ne dis pas de donner, je dis de se poser la question, a minima) ben personne le fera pour nous (à part la Chouette, m’enfin, être mignonne comme ça, c’est vraiment suspect).

oublie

PS : j’ai pondu 2 posts du coup aujourd’hui (faute d’avoir de la qualité, vous avez de la quantité !), nous en sommes donc à 201. Bordel, il serait temps que l’histoire se termine !

M. Sarkozy et la GPA

Je découvre ce matin, non sans stupeur, que M. Sarkozy est contre la GPA.

Bon, soit. Ça fera encore un point où on n’est pas d’accord comme ça d’emblée, m’enfin, tout se discute.

Mais là où la chose est quand même tordante, c’est qu’il a jugé bon de développer le sigle (rapport certainement à tous ces cons qui ne savent pas de quoi ils parlent) : la Gestion Pour Autrui.

Ben voui.

Salve d’applaudissents (il est chaud le public il est chaud !)

Autre précision : « pour les couples homosexuels et hétérosexuels »

Ben on va être d’accord concernant la Gestion Pour Autrui monsieur Sarkozy ; chacun n’a qu’à s’occuper de ses affaires et les cochons seront bien gardés !

Bisous bisous !

Bienvenue sur Docti

Je pensais être stressée ces derniers temps ? Que nenni. LÀ je suis stressée.

Les petits tiraillements ? Terminés depuis des jours. Bon, ça, c’est peut-être normal (je m’ouvre l’esprit vous voyez j’ai fait un effort).

Mais là, voilà deux jours que mes seins ont fait pschitt !

Je n’en peux plus. Hier j’ai tenu le coup (puis à force de les écraser, j’ai réussi à me faire croire que je les sentais encore) mais là plus rien. Donc oui, je suis effondrée par la chute de mes seins.