Petit retour sur cette FIV

Je t’arrête tout de suite : oui, c’est pas encore fini-fini, puisqu’il nous reste à attendre le résultat, hein. M’enfin, je voulais déjà faire un début de bilan.

Cette FIV, elle fait déjà suite à, ben c’est pas compliqué, ça va tout pile faire un an que j’avais passé mon coup de fil au centre PMA pour avoir un RDV. Donc oui, cette FIV, on l’a attendue près d’un an (pour nous, yavait peu de suspense, puisque c’était FIV ICSI ou FIV ISCI (ou IAD à l’étranger)).

Elle fait suite à 3 RDV et une réu d’info coll dans un premier centre PMA (privé). Ces RDV qui avaient, évidemment, donné lieu à des examens.

Elle fait suite à 3 RDV et une info coll dans notre centre PMA actuel, plus les hystéros qui vont avec, ainsi évidemment, dernièrement, qu’aux « contrôles », à la ponction, et à nos deux venues pour le transfert (ouais, nous, on a aimé le suspense jusqu’au bout).

Cette FIV, ça a donc été des dizaines (oui oui, des dizaines) d’heures passées en salle d’attente (oui, parce que t’as dû remarquer que par contre, les RDV, ça dure jamais plus de 5 minutes, hein. Donc mis bout à bout, on a dû avoir 2 heures vraiment avec les docs. m’enfin, si on a des questions, ya le net, hein !!). Bref. J’ai vachement avancé candy cruche (avant, je lisais. mais lire, même des romans de gare, ça nécessite d’avoir un cerveau. et toi, je sais pas, mais moi, mon cerveau, j’ai l’impression de l’avoir perdu le jour où j’ai intégré HSG et OATS. On ne peut pas tout avoir).

Cette FIV, ça a été l’occasion de voir différemment les personnes qui m’entourent. Voire qui m’entouraient. Les gens qui ne comprennent rien. Les gens qui s’en tapent. Les gens… Les quelques personnes qui s’accrochent. Les personnes qui t’aident à t’accrocher. La blogo.

Cette FIV, c’est aussi ma mamie. Une des rares qui sait « tout » (j’ai beaucoup communiqué, mais la plupart ne savent pas les dates, ne connaissent pas le processus…).

Ma mamie que j’avais vue un jour grimacer à propos d’un couple qui avait adopté, car ne pouvait pas avoir d’enfants. Ma mamie qui m’avait expliqué que « s’ils n’en avaient pas, il y avait bien une raison, on ne force pas la nature ». Et ma mamie qui, en fait, est je crois bien un de mes 3 vrais supporters. Et qui, quand je lui ai demandé si elle ne trouvait pas « ça » « contre-nature », m’a répondu qu’elle était juste triste que je doive subir cela, qu’elle aurait préféré que ce soit plus simple pour moi…

Mes amis qui certains n’en sont plus. Cette sortie que je dois faire demain, pour revoir notamment cette « amie » qui estime que chez moi c’est « chiant », mais qu’on peut se voir à Paris. Et que j’ai toujours en travers. Cette autre personne avec laquelle je me suis disputée hier.

Evidemment, tout n’est pas lié à la FIV. Mais beaucoup de choses sont liées à l’infertilité. J’ai changé certainement. Je ne sais pas si c’est en bien, je ne pense pas. Moins de patience. Moins d’empathie, puisque je trouve qu’après tout, qui en a pour moi, pour nous ?

Une certaine fierté. Je ne bois plus, je ne fume plus (pour l’instant, hein). Et franchement, je ne me croyais même pas capable d’arrêter (ouais, je suis addicte aux addictions). J’ai géré le taf. J’ai géré beaucoup de choses. Je n’ai eu qu’une journée et demi « d’arrêt ». Personne ne sait. Je fais illusion. J’ai bossé comme une dingue, même si parfois, trop souvent d’ailleurs, je n’ai aucune concentration (la même qui me manque pour lire le moindre roman…).

Une de mes veines a claqué, ça fait 2 semaines maintenant que j’ai le bras vert/noir/bleu/jaune. Aller taffer après l’hôpital. S’asseoir, avoir mal, fermer sa gueule. Se lever, avoir mal, fermer sa gueule. Se cacher dans différents bureaux pour appeler les hôpitaux, les médecins, le labo. Rire aux blagues douteuses sur les femmes. Craquer après le 3ème « nan mais t’es sûre que t’es pas enceinte ? ». Prendre des nouvelles des pondeuses. Ne plus en prendre.

Avant, je n’étais pas douillette. Là, je vois bien que tout ce qui touche à mon dedans, on en peut plus. Trop d’intrusions. La douleur psychique (t’auras pas d’enfant, t’auras pas d’enfant), la violence du corps (posez vos fesses au bord de la table, nan, ne les levez pas, écartez bien les jambes, ça ne va pas faire mal, au pire des douleurs de règles, de quand date votre dernier rapport), la douleur physique (les HSG, les hystéros, les échos oui qui parfois sont douloureuses aussi pour moi, la ponction, les PDS, les piqures). Oui, maintenant, j’ai mal. On continue, mais ça fait mal.

Suis-je habituée à enlever la culotte devant 2 à 4 inconnus ? Oui, parfois j’ai envie de dire oui. D’autres fois, nan. C’est devenu mécanique, oui. Mais cela reste une violence. Même avec des personnels soignants le plus souvent adorables (j’ai longtemps pris le temps de me plaindre du personnel soignant. Faudra que je fasse un post sympa, car ouf, ya de quoi dire aussi).

Ne pas pouvoir poser de questions, faute de temps, faute de cerveau, faute toujours d’une nouvelle inattendue qui nous coupe l’herbe sous le pied. Rester seule avec ses inquiétudes et, heureusement, la blogo.

Se demander, au sortir d’une réunion, ce qui coule dans la culotte. Rire aux blagues, rire aux blagues, surtout, rire aux blagues.

 

Je repense à ce que nous a dit le super professeur à la sortie du transfert (ouais, un super professeur, exactement. Le genre qui prend la peine de te serrer la main même si t’as plus ta culotte. Pour le bonjour, et pour le « bonne chance ». Purée, rien que d’y repenser, envie de chialer, on perd parfois l’habitude d’être traitées en humains…) :

« le traitement a été très bon. Maintenant, c’est la nature qui décide ».

Et d’y repenser en boucle, et en boucle. C’est tellement vrai…

Le corps médical a fait son possible, et l’a bien fait.

Mi-couple et moi, on a joué le jeu, on a trinqué, on a galéré, on s’est accrochés, on a continué.

Et maintenant ? Plus rien à faire. Plus de prise sur rien. La panique. C’est la nature qui décide. La nature. Celle-là même qui a décidé qu’a priori, nous n’aurions pas de mini-nous.

Purée, c’est dur…

 

Ma chanson du moment :

Paraît que l’auteur l’a écrit lorsque sa femme était enceinte…

PS : oui, j’ai découvert ça dans X-men.

J’assume !!!!

🙂

 

 

C’est que le début…

Je suis sortie tout pile de ma réunion pour me rendre au centre PMA (c’est sérieux ça, un truc qui se déroule bien ????). Putain, s’ils savaient, mes potes de réunion…

Bref, j’arrive, et je retrouve mi-couple. On avait chacun notre bouteille d’eau. Je venais de gober (en cachette de moi-même) mes spafons et mon ibuprofène (chut. c’est tabou. mais faut savoir qu’en plus j’avais un début de migraine. que je suis une vraie migraineuse. et que bref, ça me donnait une raison. m’enfin on en parle pas. steuple).

J’avais déjà envie de pisser (ce qui ne signifie rien en soi, puisque j’ai tout le temps envie de pisser, et que quand je suis stressée, j’ai encore plus envie de pisser).

Juste avant d’entrer dans le centre PMA, je découvre le dessin de Zapppp, et les commentaires marrants qui vont avec, et heureusement qu’il y avait les commentaires marrants parce que sinon j’étais partie pour chialer d’émotion avant même le début ! (je vous ai dit les filles comme vous étiez merveilleuses ?!).

On me choppe à l’entrée : « elle est pleine votre vessie ? ». j’étais (comme toujours) en train de me marrer (je sais même plus pour quoi) ce qui m’a valu un « si vous riez, c’est que c’est pas plein ! ». héhé. ça m’a refait marrer.

Ensuite, on est venue nous chercher (quoi, déjà ?!) pour le transfert. J’avais même pas encore eu le temps de lire le post de Bounty. Bizarre le truc.

(En plus, pour info, quand je lis vos posts en cachette, je dois faire semblant de jouer à candy cruche. Alors c’est toujours un peu compliqué.)

On me fait allonger (mi-couple m’avait jamais vu en position gynéco, il est resté loin derrière, ça a dû l’impressionner) tout ça pour qu’on me dise que ma vessie était pas assez pleine.

Paf, re-salle d’attente, bouteille d’eau et lecture de Bounty, et là, j’avais plus trop envie de me marrer, rapport à ma vessie, puis bon rapport au fait que quand même, je balisais de savoir où en étaient nos mini-nous !

Aller, rebelote, on me récupère, paf, chatte à l’air, tout le monde autour, et là ?

Ben là, je suis vexée parce que personne remarque j’ai mis des chaussettes roses avec des petits chiens. C’est bien la peine de se creuser le matin.

La nouvelle ? On nous en annonce 7 !! 7 blastos ! Et quoi ?! Ben c’est une erreur !! Heureusement, j’ai pas eu le temps de me décomposer quand il a annoncé que c’était une erreur. Car en fait, yen a 9. 9/9. Ma foi, j’ai halluciné, et la seule chose que j’ai trouvé à faire, c’est me demander comment on pouvait avoir 9 blastos à partir de 5 ou 6 follicules matures. On ne saura jamais… La vérité est ailleurs.

Il faut savoir qu’hier, j’ai regardé l’épisode de private practice sur la blonde qui va avoir ses triplés là. Donc quand on m’annonce « 25 à 30% de risque de grossesse gémellaire », ma tête dit « nan mais dans quel pétrin suis encore en train de me fourrer ?! » tandis que je réponds « super » ! (ouais, ya souvent déconnexion. Ya le cœur, la tête, et la bouche).

L’équipe a été… extra. Je vous « épargne » le transfert, mais c’était convivial là, pour le coup !!

On nous indique (enfin, j’ai dû demander, hein) que nous serons informés par courrier du devenir des 7 petits mini-nous que l’on devait laisser là bas…

S’en est suivi par contre un moment de… comment dire… disons qu’il fallait rester allongée 20 minutes. Mais j’avais la vessie pleine moi ! J’ai fini par faire sortir mi-couple qui était dans un état pas possible pour rester un peu calme, et j’ai lu quelques uns de vos posts (yeah ! je commente même depuis la salle de transfert moi !) en me demandant si j’allais ou non me pisser dessus.

Moment d’euphorie : yahou !!! youpie !! on est enceinte ! c’est trop cool les jumeaux et on donne nos blastos et on est heureux et on donne du bonheur à d’autres qui comme nous attendent !

Puis j’ai fait pipi. Et là, j’avais envie de pleurer car j’ai pensé qu’ils étaient partis. Bordel, c’est pas gagné.

Puis on repart, je suis à fond, à fond !

Puis j’ai envie de chialer.

Puis j’arrive au bureau, la pêche !!!

Puis jme tape une crise d’angoisse.

Puis je vais en courses, et j’oublie.

Puis je flippe tout parce que j’ai porté les courses.

Ben bordel les filles, ça va être la misère ces 10 jours de montagnes russes là…

 

Conclusion (de ce début), ce soir :

Miliette : t’inquiètes, ils vont s’accrocher !

Mi-couple : hihi, ouais, quand on est dedans, on veut pas en sortir !

 

Et après il me dit que je manque de romantisme…

Sur ces belles paroles, m’en vais aller me foutre mes ovules dans le vagin moi !

 

PS : désolée, j’aurais pu faire un post émouvant, t’as vu d’ailleurs, pour une fois, j’y étais presque !

mais ça fait trop peuuuuuuuuur !!!

 

hope

 

Welcome dans ma tête !!

 

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Moi j’ai une vie normale. C’est important d’avoir une vie normale. D’ailleurs, pour être calme et détendue, je commence et je termine toutes mes journées les doigts dans le vagin. C’est agréable et appréciable. J’y glisse des espèces de Dragi-bos blancs et obèses.

 

Tiens, qu’est ce que je vais avoir envie de manger ce soir ?

 

Purée, j’ai mal aux seins !! Oh dis donc je suis peut-être enceinte alors ? Ah nan, suis con. On m’a piqué tous mes ovocytes. Pfff, suis vraiment teubée. Mais bordel ça fait mal. C’est énorme ça en plus, c’est pas les miens ça. Je dois être enceinte. Ah non, c’est vrai. Ils sont au labo les embryons. S’il en reste.

 

Tiens, je m’inscrirai bien pour cette formation en octobre. C’est cool. Je serai enceinte. Ah non, je peux pas prendre le risque. Ce sera peut-être FIV 2.

 

Trop cool cette réunion !! Oh l’autre hé. Elle peut même pas rester jusqu’au bout parce qu’elle a des gosses. Pfff. Moi suis peinard au moins.

 

Bordel, qu’est ce qu’il est mignon ce gosse, need, need, NEEEEDDDD !!!

 

Nan mais sérieux, qu’est ce qu’il nous emmerde lui avec son braillard, purée, ça a l’air pénible à cet âge là !!

 

Une vie sans enfant ? Bouge pas, je vais me pendre, je reviens.

 

Sont dingues mes seins quand même.

 

vivement le transfert !! Je vais enfin pouvoir écouter la suite de la dame marrante qui me raconte des trucs agréables et appréciables !! Suspense sur le tome 2 !

 

Oulàlà, nan, ça, dans mon état, c’est pas conseillé. Euh… Quel état ? Ah ouais. Bon. Aller, sushis.

 

Oh là là comment c’est cool la vie là, avec le petit rayon de soleil, putain je sens que je la fixe la vitamine D là, je la fixe, c’est bon !!!!!

 

Oh c’est so crazy !! J’ai pas du tout pensé à la FIV depuis ce matin (le coup des doigts) !! Et il est déjà midi presque 11 heures !

 

Pas de nouvelles ? Bonnes nouvelles !!

 

Il faut que je pense à quitter cette **** de réunion à l’heure demain, faut pas louper le transfert, faut pas louper le transfert, je vais me faire une croix sur la main pour pas oublier.

 

Oh putain. Mon appli magique elle dit « retard 2 jours ». Et l’autre elle sourit comme une c*nne. C’est bon signe ça, je suis en clooooquue !!

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Ah ben nan. Suis cruche…

 

Nan mais sérieux, comment on va gérer des enfants ? Ouh là là nan mais ça fait flipper là.

 

Héhé, personne se rend compte de rien. c’est dingue !! Ouais, enfin se rendre compte de quoi ??

 

Nan, demain, je peux pas, j’ai piscine. Ah non, c’est déconseillé là la piscine. Bon, ok.

 

Tiens, je vais prendre mon acide folique avec mon aspegic nourrisson. C’est dingue que je me tape de l’aspegic nourrisson.

 

Putain de bordel de merde. Je suis de plus en plus vulgaire. ça craint…

Ça continue, encore et encore…

Yo !!
Nous sommes donc allés ce matin voir nos docteurs préférés, la joie la peur au ventre. On a bien ri avec un autre couple de galeriens, rapport au fait qu’on devait se remplir la vessie, et que ça devenait critique !

Bref, j’aurais plein de trucs marrants à raconter, mais j’ai mi-couple sur le dos faut feinter, je peux pas passer deux heures aux chiottes à taper sur mon smartphone, hein, progesterone ou pas c’est suspect !

Donc on a vu le grand grand professeur (on l’avait déjà vu. À la télé…) qui nous a annoncé, selon ses propres termes, une « bonne nouvelle » !

9 embryons, dont 5 à 8 qui sont vraiment beaux. Tellement beaux qu’ils veulent les garder !
Donc c’est culture prolongée pour départager nos deux winneurs (s’il en reste deux…) !

Et donc ?! Ben suis partie pisser pour fêter ça, puis on y retourne dans deux jours. C’est d’un pratique avec le boulot, youpie !!

Bon, sinon, on est perplexes, mais contents hein ?!

Merci, gros gros merci à toutes celles qui m’ont envoyé un petit mot et qui ont ensoleillé mon attente par leurs posts !

Entre ponction et transfert… appel à un ami (again).

Ouais bon, je pars du principe qu’yaura transfert. On s’est pas galérés comme ça pour rien quand même. Entre ce pauvre mi-couple qui a été OBLIGE de donner de sa personne devant des vidéos peu recommandables et moi qui ait eu droit à une cuite à l’œil, c’est vrai qu’on s’est quand même investis.

Donc de toutes les manières, pour l’instant, pas de nouvelles bonnes nouvelles, ça doit vouloir dire qu’il y a au moins un mini-nous (autant te dire d’ailleurs que s’il n’y en a qu’UN, il va leur falloir une bonne dose de gaz pour me remettre d’équerre je pense. Ouais, ok, je sais qu’on vise la qualité, mais on en veut deux, et comme je suis casse-couilles exigeante, j’espère fort qu’on pourra se garder un ou deux petits au chaud au frais pour si nécessaire. Ouais, après un an de galères, pas encore compris que j’étais en PMA et qu’on décidait de rien, jme fixe toujours des objectifs.) Bon.

Enfin bref, pas d’appel, donc on ira lundi, toussa toussa. Soit. Mais entre temps, j’en suis à chercher à optimiser nos chances (non parce que bon, j’ai bien kiffé le gaz, mais là, suis plutôt partante pour une FIVU quand même, en fait. Puis dans 9-10 mois je pourrai recommencer à me murger, et cette histoire de gaz (nan, rien à voir avec mes intestins) me paraîtra bien loin.

DONC ! C’est là que j’ai besoin de vous (Zappppp, jte vois venir avec tes différentes variantes de « ah désolée là je peux pas t’aider » !!!! 🙂 )

J’ai noté :

-de l’ananas (j’y crois pas pour être honnête, l’ananas m’a jamais guérie de ma cellulite, donc bon, plus de crédibilité à mes yeux) mais ça coûte pas bien cher et je vois pas le danger

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-le premier qui s’avise de me conseiller de bien dormir, de me détendre, et tout et tout, doit se souvenir que j’ai arrêté de fumer (sauf la clope électronique…) de boire et que je suis en PMA. Du coup, son conseil, il peut se le carrer dans le cul (et sous la forme d’un ananas, ça pique !!)

-paraît qu’il est recommandé de prendre du Spasf*n ? ça c’est pareil, j’en ai, je peux le faire (et là d’ailleurs je le fais, çar ça picote quand même depuis hier hein… pas que ça fasse mal hein, comment ils disent déjà ? ah oui, « comme des douleurs de règles ». Ben des bonnes grosses règles violentes alors. Je marche comme un canard. bref). Donc j’en prends deux ? Avant le transfert ? Faudra déjà que je boive mon litre de flotte, ahhhhh !!

-mon gros gros cas de conscience, c’est le coup de l’ibuprofène. Je voulais demander hier (ils me prennent déjà pour une tarée là bas, alors j’ai même pas peur de poser des questions) mais évidemment, je sais pas si c’est le stress, le shoot, ou un petit peu tout ça ensemble, mais j’ai zapppppé (héhé). Evidemment, mi-couple avait pensé aux pitchs, mais pas à ça. Bref, on n’a pas l’avis du centre PMA. Perso, je ne vois pas trop le danger, surtout que la notice (ouais, j’ai lu la notice, c’est « par voie orale » !!!) dit qu’au cours du premier trimestre de grossesse (ouais oh ça va hein, je sais que je suis pas en cloque !!) c’est pas bien grave (par contre dis donc, à 5 mois tout pile, c’est le drame. va comprendre). MAIS est aussi écrit qu’il faut signaler si on en prend avec de l’aspirine (or, j’ai mon aspégic là). Et surtout, surtout, ma généraliste m’a regardée comme une tueuse en série quand j’ai posé la question (« ne faites rien qu’on ne vous ait pas dit de faire !! ») et la pharmacienne m’a demandé 6 fois « vous êtes sûrs qu’ils vous on dit que c’était ok ? » rapport au fait que c’est le seul truc que je lui ai pris qui était pas sur mes ordonnances. Donc, je flippe. Mais je suis tentée. Mais je flippe. Aussi, si quelqu’un d’entre vous a déjà eu un avis de son centre…

Sinon, question bonus : quand ils disent que la progestérone, je dois me la mettre « par voie vaginale 1:2h avant le lever », ils sont sérieux ? Parce que c’est à dire que comme je bosse, et d’ailleurs quand bien même je bosserais pas, j’ai un peu autre chose à foutre que de poireauter 30 mins au lit tous les matins avant de me lever, au motif j’imagine qu’il faut attendre que ce truc fonde au dedans de mois.

Donc, question bonus : c’est sérieux ça ?

Le cas échéant, quelqu’un sait-il où je peux contacter un lutin qui serait ok pour me mettre le truc dedans plutôt 30 minutes avant mon REVEIL ? Hein ? Suis prête à raquer pour pas perdre 30 mins par jour, pitié !

La réponse à ta question à toi est OUI, on trouve des requêtes dans G**gle images pour « lutin progestérone »

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Il existe donc. Juste, ya pas son 06…

C’était TRES convivial !

Oui oui oui. Très très convivial.

Alors, évidemment, on a commencé la journée avec des pitchs au petit dej en allant chercher des nétiquettes. Ben ouais. Passage donc par la caisse, ne rien payer, prendre les nétiquettes.

Se pointer dans le coin PMA. Ne pas signer le grand cahier, se diriger tout droit, tels des VIP, vers le « petit salon » (ouais, on l’appelle comme ça. C’est cool ma PMA, c’est convivial et cosy). C’est nettement plus convivial que la grande salle d’attente des jours de contrôle, t’as plein de têtes de bébés affichées (j’ai pensé à toi la Chouette !!!), les fauteuils sont plus conforts, et on est évidemment moins nombreux (5 couples de deux aujourd’hui).

Et là, t’arrives, et finalement, ça ressemble un peu aux autres jours, parce que, ben, c’est pas « la salle d’attente », ok, c’est le « petit salon », certes, mais… t’attends, quoi. Après, c’est cool, une gentille ninfirmière a pris mes nétiquettes et,en échange, j’ai eu droit à un cathéter (qui n’a servi à rien, m’enfin, c’était « au cas où »). Tu ressors et… ben t’attends, quoi. Ensuite, les mecs sont appelés, un à un. Ils disparaissent un certain temps. Mais que font-ils donc, bordel ???

Bon, pour répondre à vos questions (bande de curieuses !!) je ne sais même pas si yavait un canapé, car aujourd’hui, mi-couple, surexcité (enfin euh, je me plante peut-être sur le choix du terme) ne m’a parlé que de la vidéo (exit, les torchons papiers !!). Ouais. Alors c’était offert par Marc D*rcel (un ponte, pour celles qui ne connaîtraient pas !! Me demandez pas pourquoi je connais, c’est une longue histoire…). Bref, petit film, un poil sado-maso a priori. J’étais évidemment ravie que mi-couple me raconte tout ça. Je l’ai encouragé à poursuivre son histoire par un « ta gueule » qui a eu le mérite de réveiller nos collègues de galères. Puis on s’est marrés, quand même.

Ensuite ben… On attend, et on se rend compte que ça fait déjà deux heures qu’on est là. Comme je suis pré-médiquée (shootée, quoi), ça me passe un peu le temps, mais le « décontractant » me fait pas grand effet, suis un chouïa déçue. Une ou deux de mes compagnes ont disparu. Les mecs reviennent, les femmes pas. Ca sent l’embrouille, évidemment.

Je me tape quand même un délire sur ce tableau en salle d’attente du petit salon :

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Sérieux, c’est quoi cette chèvre qui fait de la musique ????

Mi-couple continue de me vanner « ah, c’était dur » !

Puis paf ! On m’appelle ! Je cours, que dis-je, je vole vers mon destin de pauvre galérienne, tout  mon courage sous le bras et autant te dire qu’on l’a quand même pas mal épuisé ces derniers temps.

Je me fous cul nul, dans la suuuuperbe blouse, avec chaussons et charlotte assortis, s’il vous plait ! Et après ? Ben j’attends… Je discute brièvement avec une de mes compagnes qui avait disparu. Ouf, elle est vivante, et en gros, elle me dit que « même pas mal ». Le courage se regonfle, suis à bloc ! Puis faudrait pas décevoir mi-couple qui vient quand même de donner de sa personne, hein.

En parlant de bloc… C’est cul-nu, sur mes jambes gracieuses (le cul et les jambes entourées d’un torchon, pour préserver ma dignité (je rigole, évidemment, je vais fêter mes un an de PMA, tu penses que la dignité, je sais même plus ce que c’est !!). Et là, c’est comme dans le film à la télé : on m’installe, et on m’attache les jambes. J’ai pas franchement kiffé, m’enfin, me suis laissée faire hein, puisqu’on avait quand même attendu pour ça.

L’ambiance est déjà à son comble. Je rappelle qu’on m’a vendu du rêve, et que j’ai dit ok pour l’AL uniquement parce que c’était « convivial », et que donc, j’en veux pour mon argent attente. Ya de la musique et tout (oui oui, c’était vraiment fendard !!).

Là, on m’installe notre pote le spéculum (ça me rappelle toujours cette suuuuperbe chanson de Doc Gynéco, quel artiste !!). J’en pouvais déjà plus, tout le dedans de moi il faisait mal. Puis, on m’anesthésie (enfin, c’est ce qu’on m’a dit, hein). Puis on me sort LA blague : « vous allez sentir la ponction, mais ça ne va pas faire mal ».

Plouf ! Pas de bol. On pique, et paf. Suis repartie en mode putois. Je chiale (dignité !! reviens !!) et annonce bravement « jeeee neee véééé paaaass yyyy aarrriiiver » avec des gros sanglots pitoyables; qui renforcent les tremblements de mes superbes jambes ficelées. Et plus je pense « je ne vais même pas y arriver je suis en train de tout foutre en l’air » plus, évidemment, je chiale et je tremble. ça sent l’embrouille.

Mais c’est qui qui qui m’a sauvée ? La gentille infirmière. A coup de gaz magique, dans le masque. Truc de dingue ça. J’ai cru que j’allais dormir, mais non, j’étais là, mais à moitié barrée. J’entendais (mais je ne comprenais pas tout) et j’avais les yeux bien ouverts. Je plaaaaanais ! Yahou ! Même plus peur ! Je chiale presque plus !

Et là, le truc qui tue ? l’infirmière qui essaye de me calmer, et qui me sort « pensez à une image, détendez-vous, c’est agréable ». Je repense à ce que vous savez, je repense à toutes nos conneries, et v’là pas que je me marre, mais franchement, ce qui, évidemment, n’est pas évident avec le masque et tout le matos dans mon ventre et le doc qui pique mes follicules follichons.

Donc voilà comment, grâce au gaz magique (on peut en avoir pour chez soi ??) je suis passée du stade où je m’apprêtais à manger ma morve à me marrer pendant la ponction. Je me marre, je me marre, je sens quand même la ponction, cela fait un peu mal, mais du coup c’est largement supportable, et hop, c’est fini !

Je retire le masque. Mes premiers mots auront été « je suis bourrée !! » (dignité, reviens !!!!) et je titube jusqu’à la salle de réveil. Où je me marre encore… Je me sentais vraiment comme complètement paf.

M’enfin bref, guess what ???

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Mille mercis pour vos petits mots qui m’ont fait sourire en salle d’attente, qui m’ont fait chaud au cœur… Quand les proches n’ont, pour ainsi dire, pas pris de nouvelles, vous y étiez, et c’est en pensant à toutes les c*nneries qu’on peut se raconter que j’ai fini par rire en pleine ponction. Et pourtant, c’était pas gagné…

Alors bref, franchement, suis toute émue quoi, je sais même pas comment vous dire MERCI…

On attend lundi ?

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En ce 23 mai…

Laissez-moi vous souhaitez une excellente journée de l’infertilité !
Que vous soyez encore les pattes en l’air, ou à la piscine, ou en train de bosser, et souvenez-vous, on est quand même des infertiles supers fertiles sur tout un tas de choses bordel !!

C’est dingue que la journée de l’infertilité soit pas chômée quand on sait que les vacances sont le premier remède (le second étant… Étant… Les tomates !!).
Pour info, on est en concurrence avec la journée des tortues. No comment…

Ce petit message depuis le petit salon (la salle d’attente ponction quoi…) de Cl*mart. On peut pas dire que je me foot de votre gueule !! (non c’était pas une faute d’ortografe voyons, je cherche juste à élargir mon lectorat aux footeux !!).

Bon, j’ai encore oublié de dormir. J’ai pensé au boulot qui me verra pas aujourd’hui et je culpabilise un max. Alors oui le taf c’était anxiogene comme sujet j’aurais pas dû. Mais ça faisait quand même moins peur que ce petit moment de convivialité qui m’attend.

Par contre, mi-couple a ronfflé dormi paisiblement toute la nuit. Elle semble lointaine l’insomnie du premier « recueil » ! Il appréhende pourtant qu’yait pas de canapé. C’est là qu’on prend conscience des difficultés improbables qu’on peut rencontrer en PMA…

chuuuuutttt…

Bon.

Tu dis rien, hein, mais il paraît que la Miliette va subir une intramusculaire ce soir. Une sombre histoire de déclenchement. Et une espèce d’ovule dans la chatte demain soir.

Les paramètres lui semblent toujours tous nazes (genre 8-9 mm pour la muqueuse, 5 à 7 follicules minables) mais le docteur avait l’air content, et après 3 heures en salle d’attente (pour une PDS et une écho chattale) la Miliette elle a pas osé le contrarier. Elle aurait pris le risque de péter un câble total. Et ça, c’est moche).

Il paraît donc qu’après ce truc de maarde de ce soir, et de demain soir, elle devra se rendre à l’hosto vendredi. Mais chuuuutt hein,si elle savait, elle serait en panique totale. Surtout après que l’infirmière (qui s’est quand même émue de son bras décédé, a priori, on a échappé de peu à la grosse merde) lui a dit « nan mais l’anesthésie locale, ça passe bien pour les 3/4 des gens hein (3/4 ?! Seulement ?? Ben merde). En plus de lui foutre une trouille mauve avec cette ponction de marde, elle flipperait grave de la suite. Du coup… chhhuuuuuuutttt…

 

Putain de bordel de merde, suis grave stressée, j’ai pourri tout le monde au taf (deux blagues, deux mails d’insultes, deux blagues, deux mails d’insultes, 100% des personnes de mon entourage sont méga flippées par mes réactions incontrôlables (et je parle pas de mi-couple, ahahahah !!)), je veux boire, ah nan je peux pas, je veux fumer, ah nan je peux pas, je veux écouter le truc de la dame qui va me dire que je suis calme et détendue mais en fait noooonnnn trop pas !!

Nan mais c’est mort, ya pas quelqu’un qui va venir piocher dans mes follicules avec des grosses aiguilles là. J’ai perdu un bras déjà, je veux pas perdre ma chatte. Nan. Ni même mon utérus. Si on finit par trouver un putain d’ovocytes et que j’ai plus d’utérus, on aura l’air fin. Si on trouve rien aussi remarque. Ah nan hein. Nan moi je peux pas. Nan nan nan. Puis je supporte mal les échecs moi, nan nan nan. Nan mais nan en fait. Puis bon, on sait jamais, on peut attendre et faire du poney. Nan mais sur un malentendu bon, on sait pas quoi. Il en faut qu’un. Puis on part bientôt en vacances là ah ben nan on me signale on n’a plus de thunes et de congés rapport à la PMA nan puis on bouffe des pizzas base tomate là je crois qu’on met toutes les chances de notre côté.

Non bon, je vais annuler je crois. En plus, vendredi, c’est la journée de l’infertilité, puis moi j’ai piscine. Je fous ma coupe menstruelle et je vais nager.

Puis ras-le-bol, ya plus de place dans mon ventre, même quand je m’assied ça fait « ouille », rapport au fait que mes ovaires et leurs 2 pauvres follicules doivent quand même être suffisamment gros pour venir dans ma vessie ou mes intestins (voire les deux dis donc ça devient très compliqué du dedans là, ça dépend ça dépasse).

Ouais, nan, je vais aller nager vendredi, ça va me détendre. Puis je ferais des ateliers sur l’infertilité, je suis une cérébrale moi, je préfère aller en parler de l’infertilité que me faire encore trifouiller du dedans. J’en peux plus bordel qu’on me touche !!!!!!!!

 

Sur ce, excellente soirée à toutes et à tous, ce soir, ya Grey’s ! ah oui merde j’ai toujours pas la télé. Je vais boire du coup. Ah nan je peux pas. Bon je vais fumer alors. Ah ben nan je peux pas. VDM, me reste que la dame à écouter, calme et détendue…

 

PS : nan, l’est pas fouilli mon post. C’est ma tête qui est fouilli. Mais je t’avais prévenu(e) bordel qu’il fallait pas me prévenir !!

Aller Miliette, cours, et va nager !!!!!!!!!!!!!!!!!

Tatouée – Paumée

Purée, plus je suis stimulée, moins je ponds (et tu vas voir, ça marche aussi au sens propre).

Déjà, petite « réponse » à notre mec en PMA, je vais causer tatouages (ouais, je sais, on s’en fout en PMA, mais ça me fait zizir, et crois-moi, en ce moment, j’ai assez peu d’occasions de me faire zizir).

Donc, comme le dit notre mec en PMA, le tatouage, c’est se mettre dans le corps des choses qui devraient pas y être. Soit (en ce moment, soit dit en passant, on me fout dans le corps plein de choses qui devraient pas y être non plus, notamment du pisse-mémé et des seringues (mon bras est vert-bleu maintenant, le jaune est presque parti !!) et des sondes qui prennent des photos de mes follicules (je rigoooole !! ya point de follicules ! j’ai les boules purée).

Bon, donc, les tatouages, je comprends très bien que cela puisse être mal perçu. Je sais que c’est tabou pour certaines religions. Ma grand-mère aussi (pas celle du micro-ondes et de répondeur, celle qui a la plaquette !!!!) elle est pas fana du tout non plus (t’aurais dû voir sa gueule quand toute ma smala s’est faite tatouer !! yahou !!!). Voilà. Bon, je comprends quoi. Et certes, cela ne doit pas être « bon » pour le corps, puisque notamment il me semble que cela augmente le risque d’allergie à la coloration pour les cheveux mais moi je m’en tamponne les miens sont suuuuppppeerrbes !!

Ben moi, je kiffe les tatouages. J’en ai un plusieurs. Je t’ai déjà dit que j’étais passée par la case boulimie. Je suis même passée par la case scarifications (quand j’étais pitite, ça compte plus, ça fait un bail !!!). Et en gros, jme suis jamais trop kiffée quoi (à part mes cheveux, ils sont beaux bordel !! je rigole hein). Bref, je m’aimais pas. Mon corps et moi, c’était franchement pas ça.

Et puis un jour (bon, parmi d’autres choses hein), j’ai décidé de me l’approprier, ce truc que j’aimais pas, que j’avais pas demandé, que j’avais pas voulu. Et jme suis fait tatouer. Et en vrai même, juste avant de me prendre sur la gueule la grosse casserole l’histoire de l’infertilité, j’étais en train de monter un plan pour mon dernier tatouage. Celui-ci devait symboliser (après de belles grosses galères) le retour à une vie po-si-ti-ve. (bon, comme tu le sais, me suis repris un coup sur la gueule, donc on va attendre un peu hein).

Tout ça pour dire que j’ai une vision très positive du tatouage. C’est aussi une façon de se réapproprier son corps, voire de se l’approprier… Lui et moi, c’est pas encore gagné (surtout en ce moment !!), mais mes tatouages, love love love !!

Par ailleurs, le petit mot de notre mec en PMA m’a fait tout drôle. J’ai d’abord culpabilisé (ouais, suis pas un modèle de « la vie saine »). Et puis en fait, je m’en fous. J’ai fumé (un peu). J’ai trop bu. Je mange mal. Et oui. Et mon infertilité, c’est quoi ? C’est mon mi-couple (enfin officiellement, car je vais bientôt te parler PMA, et tu vas voir, on va bientôt pouvoir me pourrir la gueule aussi !!).

Et j’en ai ras-le-bol qu’on vienne nous emmerder avec nos petits travers. Car pas plus tard que ce matin, en sortant de l’hosto (de bon matin, yahoooo !!!), j’ai croisé une femme en cloque, avec 3 autres enfants sous le bras. Et la clope au bec. Après 2 heures dans la salle d’attente avec mes cops de galère, de poids normal, le teint terne car on dort pas, mais personne clopait, et bref, oui ya pas de justice, mais du coup, non, je ne vais pas culpabiliser.

Pour finir là dessus, finalement, un gros merci au Mec en PMA. ça m’a fait du bien de penser à tout ça. Je me libère. On est des put*ins de victimes, voilà ce qu’on est, et que personne vienne nous prendre la tête avec nos éventuelles clopes fumées le ventre vide, nos verres bus le ventre vide, nos tatouages, et nos pizzas surtout qu’ya de la tomate dans les pizzas donc forcément c’est bon.

 

Et sinon, parce que quand même, suis en PMA, petit point spécial :

C’est la misère les amis !! La misère vous dis-je !

Ya trois pauv’ trucs qui se battent en duel qui peuvent même pas se battre en duel car en vrai yen a à peine un de chaque côté. Deux follicules mûrs à J10 de pisse-mémé, avec 3 ou 4 autres qui (plustardpeutetre) nous rejoindrons. Bref. 6 grand max. On continue hein !

Ben moi perso, je sais même pas si je vais continuer. On doit en débattre avec mi-couple (ça sent le truc fun, je pense qu’il sait même pas ce qu’est un « fol qui cule », va falloir tout lui réexpliquer, on n’est pas dans la marde, j’ai sommeil moi), mais j’ai peur de gâcher une chance.

Nan parce que bon, si t’as pas fait maths sup maths spé, je t’explique.

Qui dit 6 follicules (et encore, je suis large !) dit quoi, 4 ou 5 ovocytes ? Ok. Jte rappelle qu’en face, on a des gamètes de compétition aussi.

Ah tiens, aparté sur les gamètes de compèt’ de mi-couple. L’autre jour, en voiture, j’ai cru voir un signe (ya pas que toi Pépette qui voit des cigognes !!), parce qu’yavait un nuage en forme de spermatozoïdes (comment ça je suis bizarre comme fille ???). Alors j’étais toute contente. Puis après en fait, jme suis rendu compte que c’était de la fumée qui sortait d’une usine (de la pollution qui nous pollue les gamètes, donc !!!). Puis de toutes les manières, il ressemblait pas du tout à nos spermatozoïdes à nous (qui ont des têtes marrantes, et pas de queues ou plusieurs !!). Donc bon, j’arrête l’aparté, c’était même pas un signe. Mais bordel, j’ai été déçue.

Bref, donc on aura mes ovocytes minables, dans lesquels on va mettre des têtards tordus. Ben ça va nous donner quoi ça ? Un ou deux embryons maladifs, si on a de la veine ?

 

Je veux me creuser un terrier. Et plus bouger.

ça sent bon ? ah nan +edit

Il est 7h03, et je viens enfin d’arriver au niveau 200 de candy cruche là. Je ne suis « que » 4ème sur la liste d’attente. Purée elle sent bon la journée là !!!!
🙂

ah non. 7h35. Mon schtradiol était qu’à 106 à J5 de stim. Ça pue nan ?!

bordel…

edit :
Bon, j’ai le bras bleu. ah non, jaune. remarque ça tire vers le vert. Ils m’ont loupée, j’ai une espèce de boule de sang dans le bras. C’est coquet !!

Bref, j’ai fait mon écho (avec mes bas de contention, mes bourrelets et la chatte à l’air, je dois dire que je me suis sentie de suite à l’aise). On ne me dit pas grand chose, si ce n’est que la muqueuse serait normale (7mm je crois ? c’est plausible ?).
Pour le reste, « faut attendre madame ».

On continue 150 de pisse-mémé. Prochain rdv lundi, ce fera 10 jours de stim.

J’avoue ne pas voir le bout, on va être en décalage total avec la période de « calme » que j’avais organisée au boulot, c’est le flip total niveau organisation (pour mieux masquer la peur du résultat certainement…).

Un peu en stress en ce moment je pense ! J’aurais mieux fait de me taper un jus de tomates en vacances !