1er contrôle + edit

Arrivée à 6h 12.  Il n’y a que deux personnes devant moi. C’est plus ce que c’était !

Me voilà déjà bien dans la merde. Erreur de débutante, grossière erreur, j’avais prévu des vacances. Plouf les vacances, la date de mon premier contrôle (contrôle du blocage) est avancée de 6 jours. C’est bien, ça remet les idées en place.

C’est parti donc. Maintenant faut signer des consentements rapport à Zika. OK check.

Dossier à peu près à jour. Sauf que. J’ai pas J1.

Me semble que ça va pas arranger mes affaires ce truc encore.

Il devrait être là puisqu’on avait contrôle mon ovulation le 16, avant de démarrer le déca (pas le café, l’autre). Or d*ctissimo le crie haut et fort : J1 c’est TOUJOURS 14 jours après l’ovulation. Soit.

Les bouffées de chaleur sont bien là par contre. C’est toujours ça de pris.

J’y comprends déjà plus rien moi, trop de paperasse, trop de trucs qui tombent pas là où ça devrait tomber, juste vidée à l’idée que je me suis probablement levée à 5h pour rien, qu’il va falloir recommencer, que mes vacances  (j’y tenais je sais c’est ridicule) semblent compromises.

Je suis une petite nature moi, je me demande si je suis faite pour la PMA. J’ai même pas retrouvé les trucs de contention pour ensacher les jambons. Ils doivent être avec nos affaires de piscine, elles aussi portées disparues.

Ça va le faire, je le sens bien moi.

Édit : j’avais raison. Fait chier. On annule avant même de commencer. Tu me diras comme ça on n’est pas déçus.
Je garde quand même les bouffées de chaleur en souvenir.

Vu que je prends le déca à libération prolongée, s’il faut attendre ma prochaine ovulation pour tout relancer ça devrait pile baiser mes vacances d’été non remboursable.

Je suis joie et bonheur.

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Pourquoi je ne signe pas la pétition de « Elle »

Après une interruption momentanée des programmes, après m’être looonnguement répété qu’il fallait que j’apprenne à fermer ma gueule, j’ai décidé de re-pondre un article qui ne prête pas du tout à débattre (je rigole).

Je vous préviens, je suis sous Décap*ptyl, et dans la liste des effets secondaires, ya « sautes d’humeurs », autant dire que je suis pas à prendre avec des pincettes, ni même avec des grosses pinces pour être honnête.

Alors j’ai bien pris connaissance de la pétition du magazine « Elle », qui propose qu’on se « mobilise pour la légalisation de l’autoconservation des ovocytes », mais perso, je préfèrerai me casser le petit doigt de la main gauche, voire même celui de la main droite (bon, pas les deux, par contre) plutôt que de la signer.

Pourquoi ?

Si vous avez deux heures à tuer, on peut en parler.

On va déjà commencer par la forme, attention les yeux !

Premier extrait :

« Le 21 janvier 2016, ELLE repartait au combat en demandant la légalisation de la congélation ovocytaire en prévention de la baisse de la fertilité. Une technique autorisée dans tous nos pays voisins (Espagne, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Portugal…) mais interdit en France, bien qu’elle permettrait de repousser de quelques années la possibilité de faire un bébé. »

Ben voilà, déjà, « repousser de quelques années la possibilité de faire un bébé », je trouve que c’est un peu des paillettes aux yeux. Le raccourci, c’est joli, mais parfois, le raccourci, il t’emmène pas plus loin que dans ton trou de balle.

Puis bon, faudra voir aussi ce qu’on veut, si c’est pour finir comme dans ces pays où des femmes de 60 ans portent des triplés, perso, ça me fait pas rêver.

Bref, c’est pas grave, pour être honnête, c’est pas le passage qui m’embête.

C’est là que ça se corse :

« Alors que des milliers de Françaises se rendent à l’étranger pour recourir à l’autoconservation ou bénéficier d’un don de gamètes, et que l’on permet déjà en France le recours à l’AMP pour des raisons non médicales telles que l’âge, nous demandons que la France fasse évoluer ses lois de bioéthique pour tenir compte des évolutions dans la vie des femmes ».

Est-ce que quelqu’un ici peut me dire pour quelles raisons, à l’heure actuelle, en France, on a recours à l’AMP si ce n’est des raisons médicales ??

Bon, à part Zappette pour qui, clairement, c’est dans la tête, et Marivalou qui avait juste besoin de partir en vacances, il me semble que, globalement, on pratique assez peu les « FIV de confort », si ? Ben oui, si c’est « pas médical », c’est du confort, non ?

Ou alors c’est pour choisir le sexe ?

J’ai beau me creuser la pastèque, je vois toujours pas d’exemple de FIV autres que pour des raisons médicales moi. On fait des FIV parce qu’on est infertiles me semble, et on est infertiles pour des raisons médicales, donc on fait des FIV pour des raisons médicales ? Enfin moi, je croyais.

Bon, ya aussi ceux qui font des FIV « par mode » probablement (ça vaut le coup), ou pour ouvrir un blog et gagner des Pitchs (si si, j’en connais), ou parce que les relations sexuelles, c’est franchement rétro (et sale. Beurk !). Mais pour le gros de la masse, me semblait que c’était bêtement pour raisons médicales.

Bref, si quelqu’un qui me lit fait des « FIV pour des raisons non médicales » ici en France payées par la Sécu, je veux bien le savoir, peut-être qu’un truc m’échappe, moi.

Ya quand même un passage de la pétition avec lequel je suis d’accord, donc ça, on critique pas, puis PAF, ça recommence les conneries :

« – Nous demandons l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes, ces derniers ayant le droit de conserver par congélation leur propre sperme sur une simple ordonnance. »

Alors là, moi je dis, « peut-être », mais qu’on me trouve le texte. J’ai cherché, recherché, re-recherché, mais pas trouvé le truc qui précise que n’importe quel mec peut aller se tripoter la nouille et congeler sa semence au CECOS. Où kil est le texte ? Hein ?

J’ai bien trouvé, pour les hommes et les femmes, les textes qui précisent que, si on risque de perdre sa fertilité (traitements potentiellement « stérilisant » par exemple), mais pas ceux qui disent que n’importe quel homme, hors parcours PMA et hors risque de stérilité à venir, peut congeler ses bestioles. Du coup, je vois pas trop l’argument de l’équité, là, si ?

(encore une fois, si on me trouve le texte, je veux bien capituler, mais qu’on me le trouve bordel !).

Vous me direz (on me l’a déjà dit) « tu chipotes et tu polémiques sur la forme alors que sur le fond, c’est juste géééénial !! », ce serait pas faux pour la première partie de la phrase, par contre, même sur le fond, ça m’emballe pas, pour tout un tas de raisons que je développerai probablement ultérieurement (mais j’aime pas me fâcher, donc je vais attendre un peu, je suis sensible moi).

En plus, la forme, pour moi, ça compte, et je veux bien qu’on ne soit pas d’accord avec moi (vaut mieux remarque que je tolère ça, car ça arrive souvent) mais je ne veux pas qu’on utilise des arguments pas totalement exacts pour rameuter les foules. Je trouve pas ça réglo.

Un des arguments « pour » qui me fait bondir aussi d’ailleurs, c’est l’égalité hommes/femmes.

Pas que je sois contre moi, hein, l’égalité. Mais l’égalité sociale, légale, voilà.

Pour ce qui touche au biologique, m’est avis qu’il faut pas déconner. Si on va par là, on pourrait demander des injections de testostérones, rapport au fait qu’on veut les mêmes muscles, pour déménager. Ben quoi, au nom de l’égalité, pourquoi pas ? Plus tu as des muscles, plus tu consommes des calories, et rapport au nombre de Pitchs que je m’enfile, ce serait bien utile.

Sur ce, je vais pisser. DEBOUT. Au nom de l’égalité.

 

La grossesse n’a pas réparé Mi-Couple

C’t’arnaque…

1,32 millions de bestioles (au total hein, là où la norme c’est plus de 39 millions !! peut être que si on fait du poney 39 fois…) avec plus de la moitié qui sont déjà morts (recueuillement…) et 5 petits % de typiques (du côté des morts ou des vivants, va savoir !).

Je veux pas sembler pessimiste, mais je crois qu’on va pas attendre de Gertruder peinard, je pense qu’on peut rentrer dans les critères pour une petite FIV ICSI. Tranquille.

On nous avait dit que ça pouvait encore baisser hein. Ben voilà comme ça c’est fait 🙂

« Pour les enfants »

Récemment, j’ai encore eu l’immense plaisir d’entendre « on reste ensemble pour les enfants ». Bon, le « pour les enfants », il ressort régulièrement à plein de sauces, toutes plus merdiques que les autres, mais dans ce contexte là, je crois que c’est encore mon préféré.

Mesdames et Messieurs les parents sans couilles, il y a juste 10.000 bonnes raisons de bannir cette petite remarque de votre vocabulaire.

Déjà, comme nous avons la chance d’être dans un pays où il existe différents moyens de contraception, où nous avons l’accès à l’avortement, et où on peut même faire adopter un enfant qu’on aurait mis au monde (et je comprends très bien tout ça) je crois qu’on peut partir du principe que, quand on a un gosse, on l’a voulu (parce-que les enfants « par accident », perso, par contre, je ne comprends pas trop le concept. « Oups, il a glissé et hop, un polichinelle dans le tiroir » ??).

Donc, si on a des enfants par choix, certes, après, on fait des concessions, des compromis, ou appelons-ça comme on veut, mais quand on en arrive à parler de « sacrifices », ça me gène un peu. C’est sûr, quand on a des enfants, la vie est différente de quand on en n’a pas (purée, j’ai fait des études moi pour vous sortir de telles platitudes, on dirait pas, hein). Il y a des choses « mieux », des choses « moins biens », au total oui, c’est différent, mais le beurre et l’argent du beurre c’est déjà bien, faudra repasser pour le cul de la crémière.

Et alors quand il est question de « rester ensemble pour les enfants », là, je bouille.

Perso, mes parents sont divorcés, et je les en remercie, m’est avis qu’ils auraient même dû divorcer plus tôt, ça aurait été aussi bien pour tout le monde. Mieux vaut avoir deux parents heureux (ou presque) séparément que deux parents malheureux sous le même toit.

Bien souvent, quand on creuse, le « pour les enfants » ça veut dire « pour le pognon/le confort de vie ». Je peux comprendre, quand on a des mioches, en général, on a davantage de dépenses, plus on en a, plus ça marche, et donc probablement que oui, ça rend les séparations plus difficiles, sur le plan matériel et pas que, nous sommes d’accord.

Se séparer, c’est déménager, souvent pour plus petit, puisque seul on n’est moins riche qu’à deux, se taper plus de corvées, se partager la garde des amis (quand on en a), etc etc. C’est GALERE.

Mais je trouve qu’ils ont bon dos les gosses. ça rime à quoi ce genre de réflexion ? Admettons que ce soit 100% vrai (je n’y crois pas, mais bon). C’est donner quoi comme image de la vie à ce gosse qui est un futur adulte qui devra construire sa vie sentimentale et familiale ? C’est lui donner quoi comme image de ses parents ? C’est lui faire porter le « sacrifice » d’une vie, voire des vies de ses parents ?

Youpie. Le gros kif.

Le divorce ou la séparation des parents ce n’est plus un tabou. Oui, c’est merveilleux de grandir dans un foyer avec deux parents heureux. C’est certainement le rêve initial de tous les parents.

Moi aussi j’ai des rêves, je voudrai être très belle (avec une mâchoire aux petits oignons), très intelligente, très riche, avoir deux ou trois maris, dotés de spermatozoïdes de ouf, mais bon voilà, dans la vie, on voit bien qu’à un moment donné, il faut savoir s’adapter.

Le couple se casse la gueule ? Ben c’est la vie, c’est triste, mais enfin, il n’y a pas forcément mort d’homme, et surtout bordel, il n’y a pas forcément matière à jouer à faire semblant pendant 20 ans, ou alors pas sur le dos des gosses !!

Assumons tous un peu nos responsabilités. Il y a des décisions pas évidentes à prendre dans la vie (je sais de quoi je parle, perso, juste choisir entre 2 marques de yaourts ça me rend malade, toujours peur de me planter), et OUI, on peut se planter, mais je pense vraiment qu’il faut faire attention à essayer de ne pas faire porter cela aux autres, et en l’occurrence pas aux gosses. C’est tentant bien sûr, c’est facile, mais je crois vraiment que ce n’est pas une riche idée…

 

(voilà, c’était mon coup de gueule qui ne servait à rien. Ah si, à recruter de nouveaux fans, tiens !!)

 

Donne

Bon, moi je donne rien, vous me connaissez, je suis trop radine.

Mais j’ai une fan lectrice qui sort (victorieuse !!!!) d’une FIV (et encore un bébé synthétique, youpie !!) et qui elle est généreuse.

Donc, sont à donner :

Pergoveris, cetrotide, provames, progestan, polygynax  et qq seringues/aiguilles.

Une boîte de chaque.

Vous pouvez m’envoyer un mail à plustardpeutetre@gmail.com que je vous mette en relation (en plus, comme ça, je recevrais des mails et ça ferait genre j’ai des amis).

Petite précision, pour faire comme à la télé : non seulement il faut manger 5 fruits et légumes par jour, mais je voulais aussi rappeler que ces petites choses là sont des médicaments (oui, même le provames) avec des effets secondaires et des réactions qui peuvent nous dépasser. A utiliser donc exclusivement sous contrôle médical, je sais que parfois la fin justifie les moyens, mais faut pas déconner…

 

Rétrognathie

Bon, j’ai besoin de parler d’un truc qui n’a rien à voir avec la PMA, ni avec les Pitchs, mais ça me tracasse et faut que ça sorte, d’une part, d’autre part je me dis que certaines d’entre vous auront peut-être des infos à ce sujet ? Je ne dois pas être la seule à avoir la gueule déformée après tout bordel !!

Alors voilà, depuis des années, je souffre de bruxisme. En gros, ça veut dire que je m’écrase les mâchoires, et c’est douloureux.

Bref, je racontais ma passionnante life au dentiste, qui me dit que lui ne peut me proposer que des moyens de soulagement temporaire, toussa toussa, mais est-ce que j’ai pensé à aller voir un orthodontiste ?

J’ai dû reconnaître que non, j’ai des gynécos en veux-tu en voilà, un hématologue, mon labo fétiche, des radiologues, des spécialistes des échos, mon dentiste, mon ophtalmo, mais NON, je n’avais pas vu d’orthodontiste depuis des années (plus de 10 ans en fait). Même si oui, j’avais bien eu différents traitements, gamines. Pas très réussis a priori.

Tout excitée à l’idée d’élargir encore mon portefeuille de blouses, hop, RDV est pris. On fait plein de trucs marrants, des radios, des moulages, toussa et là je suis joie et bonheur à l’idée de me dire que bon, ça va me coûter un bras en appareils dentaires pas très jolis, mais que cool, dans un an ou deux je serai sublime et je ne souffrirai plus.

Ben LOL.

J’ai bien eu le devis qui fait mal, mais on m’a aussi annoncé que les appareillages seuls ne pouvaient rien pour moi. Il faut enlever deux dents, me dit la dame. Bon, ça, je m’en fous. Et il faut opérer pour casser la mâchoire.

Ah ?? Ahhhh ??? vous avez dit ? Un mois d’arrêt ? Se nourrir à la paille ? Pardon ? 2000 euros juste pour les dépassements d’honoraires pour l’opération, avec en plus 2 à 3 ans de traitements ? Non mais moi j’étais pas du tout venue pour ça en fait…

Bon, j’ai hésité à juste oublier ce RDV à la con. Mais quand même, je me suis forcée à y réfléchir. C’est très cher, et très pénible. Ce qui me stresse particulièrement, c’est qu’il faut d’abord faire une partie du traitement, et opérer au milieu. Donc le couperet me resterait au-dessus de la mâchoire pendant un moment.

C’est une AG, la dame m’a dit que l’opération n’était pas compatible avec une grossesse (ah bon ?)

Le côté « bouffer à la paille » me réjouit moyen, rapport au fait que les Pitchs passent pas à la paille, et qu’étant ancienne boulimique, j’aime pas trop qu’on me dise ce que j’ai le droit de manger ou pas…

Et accessoirement, le fait de me faire ouvrir la tronche pour me casser la machoire, c’est sûr que ça ne m’enchante pas.

Les risques ? (ah ben j’ai demandé hein) : perte de sensibilité dans le bas du visage. Youpie. Il sera éventuellement nécessaire de voir un orthophoniste (oh cooooool !!).

Le coût ? Plusieurs milliers d’euros. Aller, je crois que ça fait un total proche de 8000 euros.

Les avantages : protéger mes dents à long terme, espérer ne plus avoir mal à la machoire, être encore plus jolie et donc favoriser ma recherche de mecs dans les bars (pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, OUI, je peux expliquer la dernière partie de la phrase).

Pour la blague, il faut aussi aller voir un parodontologue, ou un truc comme ça, rapport à mes gencives qui, a priori, ne vont pas bien non plus.

Je crois qu’on ferait mieux de lister ce qui va, mais bon…

Si certains d’entre vous sont meilleurs amis avec un ponte des dents, ont déjà vécu ça, souhaitent témoigner toussa, je suis toute ouïe. Pour l’instant, je n’ai eu qu’un témoignage : « ah oui, je connais quelqu’un qui a été opéré. J’ai vomi quand je l’ai vu ».

 

 

🙂

 

 

 

Ça commence TRÈS bien

Non vraiment, ça commence très bien.
Il faut donc qu’on se coltine à nouveau tout le bilan d’infertilité.

À Clamart, il est bien complet. Médicalement parlant, c’est top. D’un point de vue organisationnel, je pourrai vous résumer ça avec un petit smiley qui se tire une balle dans la tête, mais je le trouve pas.

On a donc, pour Madââme (enfin Mi-couple m’a toujours pas épousée, suis fâchée) une petite hysteroscopie, une écho J3, une PDS J3.

Très bien. Je décide de commencer par l’hysteroscopie, j’en ai déjà fait 3, je le sens en confiance du coup.
Évidemment, à l’hôpital, y’a pas de places. Ben tiens.

Je prends donc la liste des copains du chef de service médecins « suggérés ». Paris 16, Neuilly, je sens qu’on va encore y laisser une couille.

Bref, l’hysteroscopie c’est un peu trop facile car tu as une « fenêtre » de tir de 5-6 jours, et quand tu as 200 boules à jeter dehors, ainsi qu’une journée de congé dont tu sais pas quoi foutre, ça se fait peinard.

Gros fou rire quand même : le livre d’or dans la salle d’attente. Je l’ouvre (j’aime bien me marrer) mais finalement c’est plutôt touchant car je nous y reconnais un peu toutes  (sauf que perso, y’a pas moyen que j’écrive sur mon « petit nid rose » ailleurs qu’ici).

Bref, 10 minutes et un gros chèque plus tard (docteur au top ceci dit, si qqn a besoin, j’ai même rien senti), on sait que ma tapisserie mon endometre est pourrave. De toutes les manières, perso, je suis plutôt peinture que papier peint, alors on verra, hein.

Enrichie par cette belle expérience je décide de m’atteler à l’écho J3. Avec donc une fenêtre de tir de 2 jours, éventuellement. Et des médecins bookees deux mois à l’avance. Tu la sens arriver l’embrouille ?

Le mois dernier, je me suis retrouvée tranquille à chialer au téléphone au taf car évidemment, pas de place, et « non madame on vous donnera pas de RDV le mois prochain on a eu trop d’annulations à cause de ça ».

N’écoutant que mon courage, je prends RDV pour le mois suivant avec un médecin qui n’a pas d’ami à Clamart hors liste des recommandations du chef.

Ben tiens. Tout était parfait. Il n’a manqué que mon putain de bâtard de J1.

J’annule donc le RDV J3 la veille. Un gros bisous à vous madame la secrétaire qui ne m’avez pas engueulee.

Et là, hier (J3 théorique) j’y crois. Paf à la première micro goutte de sang je me cache au taf (merci à tous les branleurs du vendredi) pour appeler ma doc fétiche qui est sur la liste (sur un malentendu…). Et là, après moultes négociations avec le secrétariat qui a recontacte le doc etc bref on me degotte un super RDV à J6. Avec une ordonnance qui précise bien J3, EVENTUELLEMENT J2 ou J4 (on est larges). Mais bon, elle est sur la liste, je me dis qu’elle sait ce qu’elle fait. SAUF que, je vous le donne en mille, l’autre bâtard est pas là. J’en suis arrivée à gogoliser « comment faire venir ses règles » et paraît qu’il faut infuser du persil.

Je vous le demande, où qu’il est donc le petit smiley qui se tire une balle ?

Parallèlement,  Mi-couple est parti se secouer la nouille réaliser ses propres prélèvements. Il avait « oublié » et j’ai failli l’etrangler (ce qui aurait réglé pas mal de choses) mais il a assuré derrière, il a dû dire au labo que sa compagne était folle et dangereuse.

Bilan plutôt positif donc, un RDV J3 sans J1, une tapisserie à chier, des spermatozoïdes  (s’il en reste) sous les feux des projecteurs, je le sens bien moi.

I’m baaaaaaack !!

Et attention, je suis pas revenue pour rien : on va ENFIN se fendre la poire.

Non parce que bon, dernièrement, j’avoue, j’avais pas grand chose de passionnant à raconter (mais à vivre c’est pas mal, hein) et j’aime pas broder (je suis plutôt couture) donc je me fais plus discrète même si je lis toujours mon fil WP, ben ouais, faut pas déconner.

Bon, mais là, ça y est : c’est reparti mon kiki !!

On avait pour rappel déjà eu RDV à Clamart (oui, je ne me fais trouer les ovaires que par le number one moi) pour repartir en PMA (quand on aime, on ne compte pas) mais on m’avait renvoyée voir un hématologue (même mon sang est passionnant) qui avait dit, rapport au jambon, qu’on allait devoir faire un break (si quelqu’un prend mon blog en cours de route, j’ai déjà dû le perdre, non mais faut s’accrocher, ça se mérite !).

Bref, ce n’est pas très clair de savoir si je dois attendre un an rapport à la date du jambon (avril) ou la date du vêlage (juin) mais, dans tous les cas, on s’en rapproche.

Et alors aussi bien ya des choses que j’avais oublié (on va y revenir) aussi bien je me souvenais (faut dire qu’on m’a refilé la LIASSE, celle qui te fait paniquer) qu’il y avait 2 ou 3 petites bricoles préalables à faire. Héhé.

Cette semaine donc, j’appelle Clamart pour prendre le RDV qui devrait permettre d’avoir le GO. Bref, on me propose un RDV pour dans 15 jours. Je me retiens de tomber de ma chaise car bon, j’ai le boule rembourré mais quand même, mais comparé aux 6 mois MINI qu’il te faut quand t’es pas encore aussi connue que moi là bas, ça a de quoi impressionner.

Je demande (je suis prévoyante, on me la fait pas) un RDV « un peu plus tard Madame merci » rapport au fait que « j’ai quelques examens à faire, d’ailleurs je vais avoir besoin de vous pour une hystéroscopie ».

Réponse avisée de la dame : « bah, on va d’abord s’occuper de l’hystéroscopie, parce que c’est pas facile ça, ya pas de place ».

Bon. Très bien. Les souvenirs commencent à remonter. Mais ce que j’avais oublié (non mais, COMMENT ai-je pu ??) c’est qu’il faut le faire entre J-truc et J-machin. Mais oui bien sûr !! C’est THE petit challenge qui fait toute la différence !

Et alors là (au bureau, évidemment) nous voilà à commencer à parler de se caler ça entre J8 et J13, et v’lan on y revient « la date de vos dernière règles, Madame ? ».

Bon, c’était à Noël, c’était facile (sur un aire d’autoroute, un J1 après un an et demi de pause, à minuit, au cours d’un trajet de 1600 bornes. Bref un bonheur). Ce que je n’ai pas osé lui dire, c’est que c’était un PREMIER J1 (enfin on se comprend) et que donc bon, c’est peut-être lié au fait que je suis une grosse perverse qui allaite, ou peut-être que la grossesse m’a cassée (ce qui viendrait foutre en l’air la théorie de ma mère) mais enfin, là, au doigt mouillé, je sais pas trop quand on pourra caser le prochain J1, quoi.

Du coup, à cœur vaillant rien d’impossible, j’ai parié sur un cycle de 28 jours (on sait jamais, hein, sur un malentendu…).

On a pris des calendriers, on a compté (j’étais plus rapide que la dame, sans vouloir me la péter) et elle a conclu que bon, de toutes les manières, yavait pas de place. MAIS. Mais que je pouvais essayer de voir si je trouve de la place dans la liste qu’on m’a donnée (genre dehors, mais pas n’importe où). MAIS. Mais que, d’après les gens qui l’appellent, ya pas de place non plus.

Bon. Elle m’a filé le RDV du GO, et puis pour les examens, je me démerde quoi, mais ça sent le truc un peu rigolo à organiser.

Les hystéroscopies, sans vouloir me vanter, je maîtrise pas mal (déjà 3 à mon actif, dont une opératoire (donc là, j’étais sous AG, plutôt passive quoi)) mais l’organisation, ça semble toujours pas être mon fort.

Je préfère ne pas penser tout de suite à l’écho J3 de comptage des follicules, déjà parce que ça ça me fout toujours un peu la gerbe et que, moins de 3 jours pour se retourner à trouver un médecin, ben, euh, j’ai pas d’idée, d’autant qu’ « il faut s’en tenir à la liste Madame ».

J’imagine que je pourrai faire mon coming out au travail (j’ai précisé de toutes les manières que mon bébé était synthétique) mais je me sens toujours incapable d’en parler quand je suis dedans, et par ailleurs, en ce moment, c’est très trèèèèès tendu au boulot (nous ne pouvons, à l’heure où je vous parle, exclure la possibilité que Miliette soit envoyée quelques jours mois dans une maison où tu peux te reposer avec des gens en blouse).

Bref : me revoilà, et je sens qu’on va bien rigoler.

 

Bon dimanche !!

On a encore bien rigolé

WordPress m’a envoyé un machin passionnant sur mon genialissime blog, blog qui ne m’a toujours pas rapporté un Pitch soit dit en passant.

Il y est question de photos d’ananas (c’est là qu’on devine que mon blog est de grande qualité, les articles de fond étant joliment illustrés), d’une série d’articles passionnants courant avril (de tête je dirai qu’il était question de ma jambe, on avait bien rigolé), de vêlage et toussa.

 

WordPress m’invite à remercier mes plus fidèles fans et à en profiter pour m’abonner à leurs blogs en retour. Évidemment, elles peuvent se brosser, hein, c’est moi qu’on devrait remercier de mettre à disposition cet or en barre (finalement je préfère les Pitchs à barres molles plutôt qu’à barres dures).

Ça va être un peu dur de fédérer davantage en 2016, puisque l’intérieur de moi-même, c’est du déjà – vu,  le sujet de l’ananas est traité, la semaine d’alitement total, c’est fait, les articles de fond sur la paix dans le monde, le monde s’en tamponne, et je ne vais pas m’abaisser à causer courgettes MOI.

 

Mais on s’en fout, moi qui crachais sur les blogs (Nan mais c’est quoi ces meufs qui étalent leur vie ininteressante sur la toile ??) je kiffe en fait. J’y ai rencontré des filles et des femmes complètement barrées, touchantes et drôles. Du coup je suis bien contente, moi qui n’aimais pas les gens, ça a un peu revolutionné mon quotidien.

Merci d’encourager (par la menace au besoin) tous vos amis à s’abonner à mon blog. 2016 DOIT être l’année où Pasquier m’offre un Pitch, que dis-je, un paquet complet ! (Barre molle, au lait).

 

Petit bonus pour les vraies fans qui ont lu l’article : je recrute !!

Alors yaura pas de problème de négociation pour le salaire : toute ma gratitude. Il s’agit de venir aider Marivalou à la Boutique (parce que moi j’assure pas un boulon en ce moment, mais ça marche bien, d’ailleurs ça me tue de voir que je ne suis pas indispensable).

Compétences requises : politesse (c’est à dire que les créatrices font des cadeaux donc faut quand même les accueillir correctement), usage écrit de la langue française, capacité à travailler en équipe, sens de l’organisation. (Bon moi je suis égoïste et bordelique mais je fais ce que je veux).

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 88 000 fois en 2015. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 4 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Rien de passionnant

En vrai, ya rien à dire. Mais faut bien que je trouve un moyen pour attirer de nouveaux followers, j’ai encore dû acheter mes Pitchs moi-même tout à l’heure (ceux avec la barre toute dure dedans, cochonne !!!!), j’attends toujours qu’ils acceptent de me sponsoriser.

Youhou Pasquier, je suis là !!!! Youhou !!!!

Bref, je me rends compte que j’ai envie de viser les mères en carton. J’adhère toujours pas complètement aux grands principes de la MILKitude.

Quand même, si j’essaye d’être objective et d’oublier l’origine première de ce blog, j’ai bien envie de dire que la maternité, c’est à peine plus merveilleux que chiant.

Bon, j’en rajoute un peu, hein. Je suis sincèrement heureuse. Mais ya quand même pas mal de trucs chelous.

  1. On s’en fout de ta life. Une fois que tu as pondu et que donc tu n’es plus un incubateur, tu peux crever peinard. Là où avant tes conversations téléphoniques démarraient par « allô ! Comment tu vas ? » tu as maintenant « Comment va ma petite princesse ? » pour ceux que ça intéresse vraiment (ce à quoi je réponds « je vais très bien merci », ça les calme) ou « comment va la petite famille ? » pour ceux qui s’en tamponnent un peu (et ils ont bien raison). Toi, on s’en tape. Terminé d’être le centre du monde.
  2. Tu n’as plus de problème. Nan. Tu as un gosse. ça marche pour tout. Tu es épuisée par le boulot ? « c’est normal avec un bébé ». Tu n’as rien fait ce WE ? « c’est normal avec un bébé ». Tu pars « tôt » ce soir ? « c’est normal avec un bébé ». Tu es de mauvaise humeur ? « c’est normal avec un bébé ». Tu vas en courses ? « c’est normal avec un bébé ». Bref, je vous la fais courte. « c’est normal avec un bébé ». Ben j’en profite pour dire que OUI je suis claquée par le taf, et c’est à cause du taf bordel de bite à cul !
  3. Tu n’es plus une personne (ce qui explique probablement que plus personne ne prenne de tes nouvelles d’ailleurs). Tu es « la maman de ». En l’occurrence, dès que je m’approche de la crèche, je suis « la maman de la P’tite Gouine ». Autant dire que je ne percute pas quand on m’appelle comme ça, ça percute pas.
  4. Tu ne peux pas sortir. « c’est normal avec un bébé ». Donc on ne te propose pas. Et si tu sors quand même, tu es une mère en carton.

Bon, enfin ça, c’est pour la blague. Moi, ça va. Juste un peu claquée (« c’est normal, avec un bébé »). C’est presque cui-cui les zozios, même si, faut pas déconner, j’ai quand même quelques petites emmerdes à côté, mais c’est la vie.

Certains jours je dois dire que j’ai bien envie de balancer le petit pot de courgettes pour aller boire des pina colada avec des vins chauds (je ne sais pas choisir, je n’ai jamais su choisir, j’ai envie des deux !!), mais sinon c’est cool.

Mon appart est en bonne voie pour concourir à « c’est du propre ». Un signe qui ne trompe pas, c’est que les inconnus qui viennent chez moi (dans le cadre de mes opérations « le bon coin », hein, pas autre chose) me demandent tous « vous déménagez ou vous emménagez ? »

Les donneurs de conseils n’en ont pas terminé, après la PMA et le mode incubateur, ça continue, on ne s’en lasse pas. Ben moi, je suis une mère en carton qui aime beaucoup rater les choses à ma façon, ce qui fait que plus on me conseille, moins je fais comme on me conseille. Evidemment, ça ne m’aide pas à me créer un « cercle d’amis », mais c’est plutôt bien car j’ai pas le temps « c’est normal, avec un bébé ».

Dernièrement, j’ai eu droit à des remarques sur le fait que j’allaite toujours. Ouhhhh la cochonne que je suis !!! Ouh vilain !!! Et comme je suis une grooooosse cochonne malsaine, j’arrêterai jamais on m’a dit (bon, en vrai, je pense arrêter un jour, hein, mais faut que tout le monde puisse s’exprimer, je trouve ça très important la liberté d’expression sur mes nichons, parlons-en parlons-en !).

Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventures : on recommence les examens début 2016, je temps de remonter un dossier digne de ce nom !